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Pièce Sombre :

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Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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18 juin 2010

The Dark Knight

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Batman : The Dark Knight
de Christopher Nolan
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avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart...
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13 août 2008.
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L’Acteur, avec un Grand A… Théoriquement, le talent de l’acteur se définit par sa capacité à incarner le personnage, et par conséquent, nous montrer la beauté dudit personnage, (ou l’affreuseté de la bête, c‘est une théorie à double tranchant) en nous faisant oublier, à nous spectateurs, l’être vivant, l’acteur caché derrière le personnage.
Un principe de base.
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Qui, malgré tout, et tu as droit à présent à un avis absolument non-professionnel de le Moa, Ô Hôte Cinéphile, un principe qui, disais-je, se perd dans les méandres du paraître et de la mise en avant du bô gosse ou de la bombe sexuelle au profit de son jeu d’acteur (en général inexistant). Ce qui est, nous en conviendrons, dommage.
Mais ici… Ici !
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Il est parvenu à atteindre ce qui manque à nombre de nouveaux dans le métier ; il a réussi à nous faire oublier qu’il était sexy en diable pour nous montrer avec hargne à quel point il avait du talent. Je parle du Joker bien évidemment, alias Heath Ledger.  Qui d'autre ? Combien accepteraient de dégrader leur physique afin de satisfaire un personnage ô combien cruel et cinglé, défiguré, abominable ? Combien ont réussi à donner vie au personnage, avec une telle intensité ?
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[ Et ce n’est pas poussée par un pseudo-éloge funèbre que je m’exprime à présent. Je n’ai pas l’étoffe, ni même l’envie de me lancer dans un recueil de léchage de botte de pleurnicheuse du dimanche, désireuse d'encenser l'homme par un effet de mode étrangement suivi. Si je dis ça, c’est parce que je le pense !!! Car forcés nous sommes de nous incliner.]
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Eh oui cher Hôte, ce nouvel opus de l’Homme au Torse non pas de Chauve-souris mais de Dieu Grec serait bien fade sans la performance du Joker. Car QUELLE PERFORMANCE !!!! Un spectacle à lui tout seul. Il fallait réussir à nous faire aimer le méchant de l’histoire. Et quel méchant ! Nous n’avons pas affaire à un psychopathe de base - copiteur / vengeur d’un ancien terroriste depuis longtemps assassiné par un flic corrompu, mais à un tordu du bulbe orgasmiquement flippant, diaboliquement imprévisible, cruellement impartial, jouissivement vicieux, terriblement délirant, délicieusement terrifiant, affreusement grandiose.
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Parce que le Joker n’est pas la caricature du vilain Méchant qui n’a de désir que de s’attaquer au gentil Gentil pour une histoire de femme, de fric ou de sombre vengeance incompréhensible ; je le vois davantage comme un être vicieux poussé à l’extrême pour pointer du doigt la lente mais certaine dérive d’une société perdue, pour montrer les défaillances de l’être humain, la noirceur inévitable de l’âme… Un Joker comme sonnette d’alarme en quelque sorte. Il est le Mal, l’imprévisible, l’incalculable, l’imperturbable, l’incorruptible ; logique dans ses délires, effrayant dans sa justesse, terrible dans ses règles du jeu.
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Car la vie est un jeu. Cruelle. Incompréhensible parfois. Le tout est de lui donner une saveur ludique… : )
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Mais je parle, je parle du Joker sans parler du héros. Voilà qui est intelligent. Non, c’était une auto-pique ironique. Ne cherche pas mon Adoré, la schizophrénie ne m’aide pas à m’entendre avec moa-même. C’est tout simplement parce que sans le pestaculaire Joker, qui ne joue pas avec les mêmes règles que la plupart des gens, comment pourraient bien évoluer les problèmes de conscience de notre cher Bâât en cuir ? 
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Un Bruce Wayne plus humain que super-héros, un Chevalier Noir, tirraillé par ses doutes, ses hésitations, malmené par ses faiblesses... Voilà qui donne le ton.
Enfin, nous voilà donc en face d’un film bien sombre où le Bien et le Mal se retrouvent confrontés à l’Être Humain. Plus de manichéisme gratuit… Seulement un énorme Complexe, à l’image des Hommes que nous sommes, qu'ils sont, qu'ils ont été.
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Une évolution... des pensées... des actes... des gens...
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Plus je le vois, plus j'aime !


3 commentaires:

David a dit…

ce Dark knight est trés bon en effet, servi par des acteurs parfaitement dirigés, dans la veine des meilleurs récits bd traîtant de la chauve-souris, il y en a malheureusement peu, mais ce film a su puiser dans les meilleurs!

Pierre Radot a dit…

le rythme est mollasson j'ai trouvé. Mais le joker... tu as tout dis!

Elbereth a dit…

>>> Il faut dire que les anciens Batman datent d'il y a quelques temps quand même... Que je me souviens d'E-Nigma avec son collant vert !!! Râlala, c'est quand même autre chose de voir ce cher Bââât faire des pompes au saut du lit !