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Pièce Sombre :

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Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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18 mars 2013

Vihaïpy

Je fais une petite incartade à mes habitudes mais je ne le ferai pas si ce n'était pas important voire même vital !
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Je souhaite ici faire la promotion d'un groupe de musique qui fait ses premiers pas dans le domaine musical donc...
Je ne dis pas ça parce que je suis leur agent, mais ils ont beaucoup de talent !
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C'est Victor, mon fiston, qui se produit ici avec deux de ses amis. Pour le moment, ils se cantonnent à des reprises, mais qui sait, peut-être un jour, ils te montreront leurs créations originales...
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Ils ont besoin de Toa, Ô Charmant Hôte, de ton soutien, de ton amitié, afin de continuer dans cette voie de paillettes, de fans, et de solos de synthé !
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Pour voir le groupe Vihaïpy en action, ses clips, ses photos de promo et suivre son actualité artistique, c'est sur fesse de bouc que ça se passe ! 

>>> ici même <<<
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Et sur Youtube, c'est ici :
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Magie Moderne

Le monde fantastique d'Oz
par Sam Raimi
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avec James Franco, Mila Kunis, Michelles Williams,
 Rachel Weisz...
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8 mars 2013
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Cette fois, je vais être rapide, non mieux : expéditive !
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J'ai un coup de Feu à passer : il y en assez, c'est insupportable, ce n'est plus possible, il n'y a plus aucun respect, je n'en puis plus, essoufflée et affligée par tant de mièvrerie et de calamiteuse images et pensées !
Il y en a marre de subir ce genre d'affronts au quotidien !
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Nous étions habitués, nous, lecteurs de Fantasy, à être considérés comme des débiles mentaux au développement du céloantropophane limité, à être des gamins refoulés atteints du syndrome de Peter Pan, à être des gens niaiseux qui ne comprennent ni Adam ni Eve de la vie réelle.
Et puis, depuis peu, nous avons eu l'audace de croire que l'arrivée sous les hourras et les applaudissements du sorcier de Poudlard et des Hobbits des Terres du Milieu avaient changé la chose : un peu plus de crédit nous étaient accordé, un peu moins de jugement hâtif...
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Force est de constater que les habitudes ont la vie dure : ce Oz-là ne rend hommage à rien, il s'adresse aux enfants... Bas âge, les enfants.
Le sourire charmeur de James Franco n'y changera rien. Dès qu'on parle sorcellerie, monde parallèle et magie, on pense gaminerie, et ça me désole.
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Être affligé tout le long d'une bagarre des mots que Gad Elmaleh dans son spectacle sur les comédies musicales a rendues avec exactitude ("On est les méchants, on va tuer la gentille !" "Mais pourquoi vous faites ça ?" "Parce qu'on est les méchants !!!" {Je cite le texte}) était une épreuve des plus insupportables !
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Et par pitié, il va falloir qu'on m'explique pourquoi, POURQUOAAAA, les effets spéciaux destinés à la 3D sont visuellement de moins en moins acceptables ! Avec tout ce qu'on sait faire aujourd'hui, il est impossible qu'on puisse avoir un décor que même celui en carton pâte des années 80 est plus joli et réel !!!
 Apparemment, le numérique ne nous aura pas fait que du bien ! Plus de charme... Plus de beautés... Plus guère de fond non plus...
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Je désespère !
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Alors l'essor des mondes fantastiques au cinéma, oui, mais pas au dépend dudit fantastique, ça NON ! Il va falloir que ça cesse !

11 mars 2013

Rêves américano-japonais

Littérature classico-historique

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Certaines n'avaient jamais vu la mer
de Julie Otsuka
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Phébus
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2012
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140 pages
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Cité et recommandé par une Princesse, moa j'écoute et me lance dans l'aventure de ces jeunes japonaises qui décident de quitter famille et pays pour trouver une vie meilleure sur les rivages américains auprès d'un époux rencontré qu'en photo.
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L'écriture à la première personne du pluriel donne un ton singulier à ce récit. Il déconcerte au premier abord, il m'a un peu gêné au début, me soufflant que nous n'aurons pas là l'histoire de la vie d'une héroïne, mais de morceaux de vies de plusieurs anonymes. C'est étrange, mais poétique, comme si la multitude d'existences décrites ici s'unissaient pour ne former qu'un concert polyphonique pour annoncer, dénoncer, raconter, pleurer, crier, accepter une vie d'exilée délicate et profondément injuste.
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Nous sommes au début du XXè siècle, et la plupart de ces filles n'ont aucune idée de ce qui les attend là-bas. Très jeunes, voire mineures, elles sont parties pleine d'espoir et d'illusions, pensant revivre l'exaltation des premiers chercheurs d'or sur une terre vierge. Elles rêvaient de splendeur et de richesse affective, elles se sont cognées à la cruelle réalité d'une intégration impossible. Elles débarquent sur la terre promise avec leur kimono et leurs croyances et se voient forcées de tout abandonner, de trimer en rasant la terre et en baissant la tête, subissant les humiliations des Blancs et la violence de leurs maris. Certaines résistent et tentent tout pour garder la tête haute, d'autres acceptent avec résignation cette nouvelle existence faite de labeur et d'abandon.
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Jusqu'au moment où leurs enfants rejettent leur patrimoine, meilleur moyen pour s'intégrer au monde... Jusqu'au moment où la guerre éclate et que les préjugés soient plus fort que l'amitié naissante...
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On en ressort essoufflés, heurtés par la bêtise humaine et sa faculté inouïe à toujours brimer plus faible (ou plus docile) que soi. Un peu écœuré parfois, mais pas vraiment surpris, vu que la volonté de dominer le monde jusqu'à l'écrasement n'est pas vraiment un fait nouveau.
Un livre témoignage, qui dénonce l'oubli, et qui, par conséquent, ne peut qu'être écouté attentivement.

Conduit et tais-toa !

Drive, par Nicolas Winding Refn
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avec Ryan Gosling, Carey Mullingan, Bryan Cranston
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5 octobre 2011
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En voilà un film qui a déchainé les passions ! A juste titre.
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Drive, c'est l'histoire d'un mec qui conduit le jour pour le cinéma hollywoodien en tant que cascadeur et la nuit pour des malfrats. Il a ses propres règles, qui l'ont gardées en vie jusque là : il ne prend pas part aux crimes des truands, il les conduit juste. Il ne pose pas de questions, on ne lui en pose pas non plus. A la fin de la course, au revoir les amis, je n'ai jamais existé.
Un jour, il croise la route d'Irène, voisine de palier, et de son fils. Forcément, il tombe amoureux. Sauf qu'elle n'est pas libre et qu'il ne vaut mieux pas tenter d'approche, puisque son chéri, un caïd, sort de prison dans pas longtemps... Lorsque celui-ci se retrouve harcelé par ses créanciers, il se voit dans l'obligation d'accepter un dernier casse, histoire de régler ses dettes. Le "driver" se décide à l'aider, parce Irène. Sauf que le braquage tourne mal... De là, Irène se retrouve au milieu d'une meute de lions enragés, et son amoureux transi ne peut accepter de lui faire courir le moindre risque et se donne une mission de choix : traquer tous les bandits qui lui gravitent autour.
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Ce n'est pas tant dans l'histoire de bandits et de règlements de comptes que le débat à lieu, mais dans la mise en scène. Car débat virulent il y eut...
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C'est calme, c'est très calme, au début, peut-être un peu trop. On voit le mec au volant de sa voiture, on ressent une pointe de stress qui le pique lorsque ses "collègues" s'engouffrent dans la voiture et qu'ils filent à vive allure pour échapper aux forces de l'ordre. Puis les collègues descendent et tout le monde rentre chez lui. Sans un mot. Sans un échange. Et puis il y a cette femme qui débarque, et autour d'elle une aura qui nous empêche de l'approcher. Et ces méchants vraiment méchants qui tournent autour de ces personnages qui ne demandent qu'à frapper. L'ambiance devient pesante, vraiment pesante. Mais tout le monde reste d'un calme olympien. Tellement que ça devient insupportable. A un point tel qu'on en vient à attendre frénétiquement, à espérer, à réclamer la violence. Qu'elle arrive, qu'elle frappe, qu'on en finisse !
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Et en effet, il faut bien que cette mollesse d'action et ce débit de paroles inexistant cesse. L'explosion de violence arrive enfin, la brutalité se déchaine. Et là, la coupure est si forte qu'elle en est choquante. Alors toute la finesse de la mise en scène est là [tout le génie diront certains, et ils auront peut-être raison] : cette violence qu'on a tant attendue parce que l'inertie de l'action du départ était devenue si insupportable, cette violence et ce sang qu'on a réclamés parce qu'ils étaient latents, parce qu'on sentait que ça devait exploser, tout ceci éclate pour ne pas se terminer, tout ceci s'étale dans une férocité sauvage digne de l'être humain.
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De là, il y a deux écoles : celle qui s'extasie devant cette agressivité désirée et implacable, et celle qui la rejette parce que pas toujours justifiée. Parce que le driver n'aime pas les armes à feu, vois-tu, parce que c'est beaucoup mieux d'éclater le crane d'un mec à coups de bottes, et de voir son pied s'enfoncer peu à peu, non mais c'est bon, tu peux arrêter, il est mort là, attends, encore un peu, on ne sait jamais.
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Tout est dans le contraste, me dira-t-on, 
Dans ce cas, il est vrai que c'est réussi, puisque ce contraste fait réagir (en bien ou en mal, mais il ne laisse pas indifférent) Mais je répondrais à cela que si le contraste est important, ce n'est pas au dépend de la logique. Déjà, on ne meurt pas instantanément lorsqu'on se taille les veines, c'est peut-être un détail, mais quand on est si méticuleux à reproduire un crâne explosé, on fait attention au reste ; ensuite, il n'y avait pas vraiment de raison d'assassiner la fille, mais apparemment, il fallait un point de départ à la violence, et elle a été choisie. Ça n'engage que moi, mais du moment où j'ai refusé sa mise à mort, la suite a eu du mal à passer. Comme s'il fallait à tout prix donner le top départ pour lancer l'exaltation de sang...
Peut-être aussi que je n'apprécie pas vraiment quand ça zigouille à tour de bras.
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Il faut dire aussi que je m'attendais à un film du genre Le Transporteur.
Quelle en fut ma surprise lorsque j'ai constaté qu'on en été loin !
La première école me dira en effet avec raison que l'état d'esprit dans lequel on va le voir est primordial et va te changer ta lecture...
Dans ce cas, je regrette de ne pas avoir été prévenue du genre de film dans lequel j'allais m'immerger...
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En fait, il n'y a que la bande son très très réussie et impressionnante qui va mettre les deux écoles d'accord...

De chair ou de songe ?

Littérature "classique" 
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Le Chambrioleur 
de Damien Luce
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Ed. Héloïse d'Ormesson
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2010
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202 pages
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Il est difficile de résumer un livre qui nous a laissé indifférent. Qu'on ait adoré à en pleurer ou qu'on ait détesté jusqu'au rejet, au moins, on a des choses à dire, on s'enflamme, on s'engage. Mais là, j'avoue qu'avec ce genre de lecture, moa j'ai pas grand chose à dire et cela me laisse dans une position délicate. Parce que c'est pas sympa pour l'auteur (même si on ne se connait pas, ce n'est pas dans mes habitudes de dire que quelque chose est naz, c'est une question de respect, mais de dire que je n'ai rien ressenti, je crois, c'est peut-être la plus terrible des critiques, mais bon, c'est ainsi... Je n'y peux rien...)
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Le résumé dit ceci :
"Élevée par des parents oublieux, moquée par ses camarades, Jeanne s'invente un quotidien à sa mesure, où les murs sont des écrans de cinéma, où la réalité et la fiction empiètent l'une sur l'autre. Elle est une enfant ordinaire qui se fabrique un monde extraordinaire. Dans cet univers fantasque va surgir Paulin, cambrioleur néophyte, jeune clochard dynamique. Il entre chez elle comme dans un château de conte. Une amitié clandestine se tisse entre eux et, petit à petit, Paulin investit tous les jardins secrets de la fillette. Mais qui est ce visiteur nocturne ? D'où vient-il ? Est-il de chair ou de songe ?"
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Je l'ai choisit, ce livre, parce que le vocabulaire semblait prometteur. Le côté hésitant entre la vie réelle et le fantasme n'y était pas non plus étranger, mais j'avoue que ce pseudo-mystère sur Paulin le chambrioleur ne maintient pas en bout de souffle hors d'haleine bien longtemps. Qu'il soit de chair ou de songe est important, certes, mais comme on sait, on sent, que l'auteur va jouer la carte du mystère tout le long sans aller plus loin, cela ne devient plus aussi primordial. Et on se retrouve avec une historiette à l'héroïne pas très sympathique, voire antipathique, qui tourne bizarrement vers une réalité tombée d'on ne sait où (la gamine qui devient assassin pour prouver son existence) bien loin de la vie fantasque fantasmée promise (ou espérée).
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Au final, le jeu si attrayant des repères brouillés ne vaut pas le détour, puisqu'il ne prend pas, et que j'ai bien peur d'oublier ce roman aussi vite que l'envie m'a prise d'en prendre connaissance...