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Pièce Sombre :

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Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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11 juin 2013

Lorsque le ciel tombe...

SF
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Ravage
de René Barjavel
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folio pocket
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2000
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314 pages
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Comment ais-je pu passer à côté de cet ouvrage-là ? Comment, après tout ce temps à parler fin du monde moderne et début d'une apocalypse, j'ai pu passé à côté d'un événement français qui, à l'époque, à fait du bruit, beaucoup de bruit, on comprend pourquoi ?!

Il y a des fois où je ne me comprend pas... Il était pourtant tout près de moa, ici, dans la bibliothèque et je l'ai dédaigné de nombreuses fois ! Bah la couverture n'est pas très belle, ça doit être ça...

Ravage, ou le récit impitoyable d'un monde gouverné par la machine, l'informatique et la cybernétique. Tout est fait pour faciliter la vie quotidienne : des ordinateurs sont là pour faire le travail à notre place, pour penser à notre place, la publicité est omniprésente, les vêtements sont ultra-sophistiqués et maintenus en ultra-son (ça aura son importance pour la suite... hihi), des voitures volantes, des trains en plexiglas renforcé qui vont plus vite que la lumière... Bref, la technologie a prit place dans le monde, et le monde le lui rend bien... Accro qu'il est à son pouvoir, à son savoir, elle est tellement présente et s'est rendue à ce point indispensable qu'on a oublié comment on faisait avant...
Ça te rappelle quelque chose ?...

Peut-être que le poisson génétiquement modifié que les gens mangent au quotidien ainsi que ces légumes poussant sous serre trois fois plus vite que ceux qui n'ont connus que la lumière du soleil, cet astre ancestral et dépassé, te diront quelque chose, Ô Hôte attentif.

On est en 2052, et un brusque changement va détonner sur la terre comme un énorme coup de canon bionique venu du fin fond de l'espace ! Oui, carrément.
Arme atomique ? Trafic nucléaire ? 
On ne sait pas vraiment qui a déclenché le tonnerre, puisque les informations ne peuvent plus se diffuser, mais coup de tonnerre il y eu !

Bon sang, comme je ne puis que me soumettre à ce genre d'avenir ! La panne électrique que je te répète sans cesse ! Barjavel y a pensé bien avant moa... 
On la ressent, cette panne, lorsque les avions commencent à tomber du ciel... C'est grandiose.

De là, c'est tout comme j'avais imaginé : ce n'est pas la panne en elle-même qui détruit l'humanité, c'est l'humanité qui se détruit elle-même... La panique, suivie de près par des casseurs désirant plus que tout appliquer la loi de la jungle, la peur de la famine lorsque le courant ne semble pas vouloir revenir, l'ignorance du monde qui les entoure, la maladie, la folie, puis vient la survie, l'errance dans un monde dévasté...
Et puis cette découverte surprenante sur la route d'essais technologiques sur des cobayes humains... avec des résultats inattendus... inexpliqués... incontrôlables...

"Tout cela, dit-il, est notre faute. Les hommes ont libérés les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. Ils ont cru s'en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. C'est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelque temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c'est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral des ces hommes est loin d'avoir été aussi rapide que le progrès de leur science, ils tournent celle-ci vers la destruction."

Oui, parce que la Science nous échappera un jour... A trop vouloir se prendre pour Dame Nature... Tu connais la suite.

"Caprice de la nature, avertissement de Dieu ? Nous vivons dans un univers que nous croyons immuable parce que nous l'avons toujours vu obéir aux mêmes lois, mais rien n'empêche que tout puisse se mettre brusquement à changer, que le sucre devienne amer, le plomb léger, que la pierre s'envole au lieu de tomber quand la main lâche... Nous ne sommes rien mon jeune ami, nous ne savons rien..."

Grandiose !
Je l'aurais bien classé au rang de Relique, si le héros n'était pas aussi antipathique... et si ce final... 
Non, en fait le final est parfait. En y réfléchissant, on y découvre en se prenant une claque dans le museau que l'homme est irrécupérable... Et ça, c'est une vision tellement pessimiste et tellement juste que je ne puis que m'incliner face à l'inexorable destin qui nous attend...

24 avr. 2013

Deux Lunes

Uchronie


1Q84
de Haruki Murakami

Belfond

2011

env. 1500 pages en tout.


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Succès littéraire annoncé ! C'est fou le nombre d'exemplaires que j'ai emballé pour Noël ! Alors forcément, ça a piqué ma curiosité...

De Murakami, je n'avais lu qu'un livre : Sommeil, dont je n'ai pas fait de critique ici parce que... parce qu'il m'avait largué, et que j'aime pas ça, être larguée !
Alors pourquoi, vas-tu me demander avec raison, Ô Hôte Attentionné, pourquoi te borner à lire autre chose de ce monsieur pas tout seul dans sa tête ? Ben, vais-je te répondre, parce qu'il ne faut pas rester sur une défaite, parce qu'il ne faut pas partir avec des idées toutes faites, ce n'est pas bien.

Alors j'ai suivi l'engouement mondial, et me suis laissée porter par les notes de la Sinfonietta de Janacèk au rythme lancinant des aventures de Tengo et Aomamé.
Aomamé, femme fatale, professeur de sport et tueuse à gage lors de son temps libre, et Tengo, écrivain amateur qui va se retrouver malgré lui dans une frauduleuse histoire de ghost writer. Parce qu'à la base, il y a Fukaéri, "jolie jeune fille de 17 ans" qui a écrit une histoire, son histoire, parlant d'un monde où brillent deux lunes, où les Little People forment des chrysalides de l'air, où certains reçoivent et d'autres perçoivent...
Un monde qui va se matérialiser devant nos (leurs) yeux ébahis et remplis d'incompréhension.

J'ai aimé le synopsis, mais le résultat fut... étonnant.
En fait, mon problème vient que j'aime pas être baladée sans obtenir de réponse. Ici, on nage en plein dedans ! Dans cette manie de nous faire apercevoir avec ingéniosité un monde étrange où règne une atmosphère pesante à l'arrière goût surnaturel et de nous retirer tout de suite le pain de la bouche.
Monde parallèle ? Monde fantasmé ? Monde tiré du pouvoir de la littérature ?
Pour le savoir... Il faudra miser sur notre imagination.

Au final, ça aurait pu être bien, si les innombrables répétitions ne plombaient pas le récit déjà bien lent. Alors je ne sais pas si c'est la traduction qui veut ça, mais le troisième tome fut on ne peut plus déplaisant et rébarbatif. Comme s'il fallait le plus en dire sans parler du cœur même du scénario...

Une grosse déception donc, qui ne fait que nous souffler les prémices d'une illusion. On y parle de beaucoup de choses, de temporalité, d'univers mouvant, de destin croisé, de symptômes magiques, mais on ne creuse rien, on nous laisse le choix, peut-être un peu trop à mon goût.

Révolution Ratée

SF, Uchronie
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Ceux qui sauront
de Pierre Bordage
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J'ai Lu
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2010 dans cette collection poche
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307 pages
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Et si la Révolution Française n'avait pas aboutie ? Si les vas-nus pieds qui demandaient du pain et non des brioches n'avaient pas pénétré la Bastille, ni plus décapité tous les Nobles qui se trouvaient sous leurs mains sales ? Si le système de castes était encore aujourd'hui d'actualité ?

Avec des "si" dit-on, on mettrait Paris en bouteille, eh bien M. Bordage, lui, a mit le monde actuel sans dessus dessous, dans un livre.
J'ai découvert l'uchronie avec cet exemplaire-là, et je dois dire que c'est un sentiment fort agréable, que de changer le cours de l'Histoire !
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Nous suivons ici les aventures de Jean, fils d'ouvrier, condamné de par sa position sociale à courber l'échine en cirant les pompes et les parquets de ces aristocrates qui gouvernent le monde moderne. Parallèlement bien sûr, il y a Clara, fille de la Noblesse, souffrant néanmoins de vivre dans une cage dorée. Deux enfants, deux destins qu'ils vont refuser et, grâce à leur rencontre et leurs nombreux points communs, une volonté : changer le monde, Minus !

Si j'ai rudement bien aimé cette version de la vie actuelle revisitée, où les pauvres s'entassent dans des bourgades décrépites ; où la deuxième tentative de Révolte gronde ; où l'émergence et le développement d'Internet sont vus comme des promesses ; où le trafic d’électricité pour accéder et comprendre ces machines appelées ordinateurs sont activités clandestines et où l'école et l'éducation sont punis de bagne, voire de mort. Un monde moderne pourtant extrêmement limité, bridé, brimé où la trahison et les exécutions sont monnaie courante, où les clans urbains débordent de violence, un monde pas si éloigné du nôtre finalement...

Au final, un bémol m'a interdit de pénétrer cette histoire comme j'aurais du : j'ai pas aimé les personnages. Je les ai trouvé fades et bourrés de clichés. C'étaient des clichés à eux tout seul, sans profondeur... A partir de là, il pouvait leur arriver n'importe quoi, ça ne m'aurait certainement pas fait couler une larme... 
Et c'est dommage, parce que en fait, j'aime les uchronies !!!

18 mars 2013

Vihaïpy

Je fais une petite incartade à mes habitudes mais je ne le ferai pas si ce n'était pas important voire même vital !
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Je souhaite ici faire la promotion d'un groupe de musique qui fait ses premiers pas dans le domaine musical donc...
Je ne dis pas ça parce que je suis leur agent, mais ils ont beaucoup de talent !
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C'est Victor, mon fiston, qui se produit ici avec deux de ses amis. Pour le moment, ils se cantonnent à des reprises, mais qui sait, peut-être un jour, ils te montreront leurs créations originales...
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Ils ont besoin de Toa, Ô Charmant Hôte, de ton soutien, de ton amitié, afin de continuer dans cette voie de paillettes, de fans, et de solos de synthé !
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Pour voir le groupe Vihaïpy en action, ses clips, ses photos de promo et suivre son actualité artistique, c'est sur fesse de bouc que ça se passe ! 

>>> ici même <<<
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Et sur Youtube, c'est ici :
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Magie Moderne

Le monde fantastique d'Oz
par Sam Raimi
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avec James Franco, Mila Kunis, Michelles Williams,
 Rachel Weisz...
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8 mars 2013
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Cette fois, je vais être rapide, non mieux : expéditive !
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J'ai un coup de Feu à passer : il y en assez, c'est insupportable, ce n'est plus possible, il n'y a plus aucun respect, je n'en puis plus, essoufflée et affligée par tant de mièvrerie et de calamiteuse images et pensées !
Il y en a marre de subir ce genre d'affronts au quotidien !
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Nous étions habitués, nous, lecteurs de Fantasy, à être considérés comme des débiles mentaux au développement du céloantropophane limité, à être des gamins refoulés atteints du syndrome de Peter Pan, à être des gens niaiseux qui ne comprennent ni Adam ni Eve de la vie réelle.
Et puis, depuis peu, nous avons eu l'audace de croire que l'arrivée sous les hourras et les applaudissements du sorcier de Poudlard et des Hobbits des Terres du Milieu avaient changé la chose : un peu plus de crédit nous étaient accordé, un peu moins de jugement hâtif...
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Force est de constater que les habitudes ont la vie dure : ce Oz-là ne rend hommage à rien, il s'adresse aux enfants... Bas âge, les enfants.
Le sourire charmeur de James Franco n'y changera rien. Dès qu'on parle sorcellerie, monde parallèle et magie, on pense gaminerie, et ça me désole.
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Être affligé tout le long d'une bagarre des mots que Gad Elmaleh dans son spectacle sur les comédies musicales a rendues avec exactitude ("On est les méchants, on va tuer la gentille !" "Mais pourquoi vous faites ça ?" "Parce qu'on est les méchants !!!" {Je cite le texte}) était une épreuve des plus insupportables !
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Et par pitié, il va falloir qu'on m'explique pourquoi, POURQUOAAAA, les effets spéciaux destinés à la 3D sont visuellement de moins en moins acceptables ! Avec tout ce qu'on sait faire aujourd'hui, il est impossible qu'on puisse avoir un décor que même celui en carton pâte des années 80 est plus joli et réel !!!
 Apparemment, le numérique ne nous aura pas fait que du bien ! Plus de charme... Plus de beautés... Plus guère de fond non plus...
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Je désespère !
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Alors l'essor des mondes fantastiques au cinéma, oui, mais pas au dépend dudit fantastique, ça NON ! Il va falloir que ça cesse !

11 mars 2013

Rêves américano-japonais

Littérature classico-historique

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Certaines n'avaient jamais vu la mer
de Julie Otsuka
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Phébus
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2012
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140 pages
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Cité et recommandé par une Princesse, moa j'écoute et me lance dans l'aventure de ces jeunes japonaises qui décident de quitter famille et pays pour trouver une vie meilleure sur les rivages américains auprès d'un époux rencontré qu'en photo.
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L'écriture à la première personne du pluriel donne un ton singulier à ce récit. Il déconcerte au premier abord, il m'a un peu gêné au début, me soufflant que nous n'aurons pas là l'histoire de la vie d'une héroïne, mais de morceaux de vies de plusieurs anonymes. C'est étrange, mais poétique, comme si la multitude d'existences décrites ici s'unissaient pour ne former qu'un concert polyphonique pour annoncer, dénoncer, raconter, pleurer, crier, accepter une vie d'exilée délicate et profondément injuste.
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Nous sommes au début du XXè siècle, et la plupart de ces filles n'ont aucune idée de ce qui les attend là-bas. Très jeunes, voire mineures, elles sont parties pleine d'espoir et d'illusions, pensant revivre l'exaltation des premiers chercheurs d'or sur une terre vierge. Elles rêvaient de splendeur et de richesse affective, elles se sont cognées à la cruelle réalité d'une intégration impossible. Elles débarquent sur la terre promise avec leur kimono et leurs croyances et se voient forcées de tout abandonner, de trimer en rasant la terre et en baissant la tête, subissant les humiliations des Blancs et la violence de leurs maris. Certaines résistent et tentent tout pour garder la tête haute, d'autres acceptent avec résignation cette nouvelle existence faite de labeur et d'abandon.
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Jusqu'au moment où leurs enfants rejettent leur patrimoine, meilleur moyen pour s'intégrer au monde... Jusqu'au moment où la guerre éclate et que les préjugés soient plus fort que l'amitié naissante...
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On en ressort essoufflés, heurtés par la bêtise humaine et sa faculté inouïe à toujours brimer plus faible (ou plus docile) que soi. Un peu écœuré parfois, mais pas vraiment surpris, vu que la volonté de dominer le monde jusqu'à l'écrasement n'est pas vraiment un fait nouveau.
Un livre témoignage, qui dénonce l'oubli, et qui, par conséquent, ne peut qu'être écouté attentivement.

Conduit et tais-toa !

Drive, par Nicolas Winding Refn
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avec Ryan Gosling, Carey Mullingan, Bryan Cranston
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5 octobre 2011
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En voilà un film qui a déchainé les passions ! A juste titre.
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Drive, c'est l'histoire d'un mec qui conduit le jour pour le cinéma hollywoodien en tant que cascadeur et la nuit pour des malfrats. Il a ses propres règles, qui l'ont gardées en vie jusque là : il ne prend pas part aux crimes des truands, il les conduit juste. Il ne pose pas de questions, on ne lui en pose pas non plus. A la fin de la course, au revoir les amis, je n'ai jamais existé.
Un jour, il croise la route d'Irène, voisine de palier, et de son fils. Forcément, il tombe amoureux. Sauf qu'elle n'est pas libre et qu'il ne vaut mieux pas tenter d'approche, puisque son chéri, un caïd, sort de prison dans pas longtemps... Lorsque celui-ci se retrouve harcelé par ses créanciers, il se voit dans l'obligation d'accepter un dernier casse, histoire de régler ses dettes. Le "driver" se décide à l'aider, parce Irène. Sauf que le braquage tourne mal... De là, Irène se retrouve au milieu d'une meute de lions enragés, et son amoureux transi ne peut accepter de lui faire courir le moindre risque et se donne une mission de choix : traquer tous les bandits qui lui gravitent autour.
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Ce n'est pas tant dans l'histoire de bandits et de règlements de comptes que le débat à lieu, mais dans la mise en scène. Car débat virulent il y eut...
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C'est calme, c'est très calme, au début, peut-être un peu trop. On voit le mec au volant de sa voiture, on ressent une pointe de stress qui le pique lorsque ses "collègues" s'engouffrent dans la voiture et qu'ils filent à vive allure pour échapper aux forces de l'ordre. Puis les collègues descendent et tout le monde rentre chez lui. Sans un mot. Sans un échange. Et puis il y a cette femme qui débarque, et autour d'elle une aura qui nous empêche de l'approcher. Et ces méchants vraiment méchants qui tournent autour de ces personnages qui ne demandent qu'à frapper. L'ambiance devient pesante, vraiment pesante. Mais tout le monde reste d'un calme olympien. Tellement que ça devient insupportable. A un point tel qu'on en vient à attendre frénétiquement, à espérer, à réclamer la violence. Qu'elle arrive, qu'elle frappe, qu'on en finisse !
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Et en effet, il faut bien que cette mollesse d'action et ce débit de paroles inexistant cesse. L'explosion de violence arrive enfin, la brutalité se déchaine. Et là, la coupure est si forte qu'elle en est choquante. Alors toute la finesse de la mise en scène est là [tout le génie diront certains, et ils auront peut-être raison] : cette violence qu'on a tant attendue parce que l'inertie de l'action du départ était devenue si insupportable, cette violence et ce sang qu'on a réclamés parce qu'ils étaient latents, parce qu'on sentait que ça devait exploser, tout ceci éclate pour ne pas se terminer, tout ceci s'étale dans une férocité sauvage digne de l'être humain.
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De là, il y a deux écoles : celle qui s'extasie devant cette agressivité désirée et implacable, et celle qui la rejette parce que pas toujours justifiée. Parce que le driver n'aime pas les armes à feu, vois-tu, parce que c'est beaucoup mieux d'éclater le crane d'un mec à coups de bottes, et de voir son pied s'enfoncer peu à peu, non mais c'est bon, tu peux arrêter, il est mort là, attends, encore un peu, on ne sait jamais.
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Tout est dans le contraste, me dira-t-on, 
Dans ce cas, il est vrai que c'est réussi, puisque ce contraste fait réagir (en bien ou en mal, mais il ne laisse pas indifférent) Mais je répondrais à cela que si le contraste est important, ce n'est pas au dépend de la logique. Déjà, on ne meurt pas instantanément lorsqu'on se taille les veines, c'est peut-être un détail, mais quand on est si méticuleux à reproduire un crâne explosé, on fait attention au reste ; ensuite, il n'y avait pas vraiment de raison d'assassiner la fille, mais apparemment, il fallait un point de départ à la violence, et elle a été choisie. Ça n'engage que moi, mais du moment où j'ai refusé sa mise à mort, la suite a eu du mal à passer. Comme s'il fallait à tout prix donner le top départ pour lancer l'exaltation de sang...
Peut-être aussi que je n'apprécie pas vraiment quand ça zigouille à tour de bras.
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Il faut dire aussi que je m'attendais à un film du genre Le Transporteur.
Quelle en fut ma surprise lorsque j'ai constaté qu'on en été loin !
La première école me dira en effet avec raison que l'état d'esprit dans lequel on va le voir est primordial et va te changer ta lecture...
Dans ce cas, je regrette de ne pas avoir été prévenue du genre de film dans lequel j'allais m'immerger...
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En fait, il n'y a que la bande son très très réussie et impressionnante qui va mettre les deux écoles d'accord...

De chair ou de songe ?

Littérature "classique" 
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Le Chambrioleur 
de Damien Luce
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Ed. Héloïse d'Ormesson
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2010
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202 pages
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Il est difficile de résumer un livre qui nous a laissé indifférent. Qu'on ait adoré à en pleurer ou qu'on ait détesté jusqu'au rejet, au moins, on a des choses à dire, on s'enflamme, on s'engage. Mais là, j'avoue qu'avec ce genre de lecture, moa j'ai pas grand chose à dire et cela me laisse dans une position délicate. Parce que c'est pas sympa pour l'auteur (même si on ne se connait pas, ce n'est pas dans mes habitudes de dire que quelque chose est naz, c'est une question de respect, mais de dire que je n'ai rien ressenti, je crois, c'est peut-être la plus terrible des critiques, mais bon, c'est ainsi... Je n'y peux rien...)
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Le résumé dit ceci :
"Élevée par des parents oublieux, moquée par ses camarades, Jeanne s'invente un quotidien à sa mesure, où les murs sont des écrans de cinéma, où la réalité et la fiction empiètent l'une sur l'autre. Elle est une enfant ordinaire qui se fabrique un monde extraordinaire. Dans cet univers fantasque va surgir Paulin, cambrioleur néophyte, jeune clochard dynamique. Il entre chez elle comme dans un château de conte. Une amitié clandestine se tisse entre eux et, petit à petit, Paulin investit tous les jardins secrets de la fillette. Mais qui est ce visiteur nocturne ? D'où vient-il ? Est-il de chair ou de songe ?"
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Je l'ai choisit, ce livre, parce que le vocabulaire semblait prometteur. Le côté hésitant entre la vie réelle et le fantasme n'y était pas non plus étranger, mais j'avoue que ce pseudo-mystère sur Paulin le chambrioleur ne maintient pas en bout de souffle hors d'haleine bien longtemps. Qu'il soit de chair ou de songe est important, certes, mais comme on sait, on sent, que l'auteur va jouer la carte du mystère tout le long sans aller plus loin, cela ne devient plus aussi primordial. Et on se retrouve avec une historiette à l'héroïne pas très sympathique, voire antipathique, qui tourne bizarrement vers une réalité tombée d'on ne sait où (la gamine qui devient assassin pour prouver son existence) bien loin de la vie fantasque fantasmée promise (ou espérée).
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Au final, le jeu si attrayant des repères brouillés ne vaut pas le détour, puisqu'il ne prend pas, et que j'ai bien peur d'oublier ce roman aussi vite que l'envie m'a prise d'en prendre connaissance...

6 févr. 2013

Régression Humaine

 Roman de SF 
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Les Fables de l'Humpur
de Pierre Bordage
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Au Diable Vauvert
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575 pages
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2010 (pour cette édition)
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Ah la régression humaine !  Vaste sujet ! Intriguant concept !
Dès les premières phrases, du genre : 
"L'est colère c'te puceau ! Attendra't la prochaine fête de l'Humpur pour te battre. 
- L'est en fraye avec troïa Orn, fit une voix.
- Croit sans doute que c'te femelle est qu'à lui !"
j'ai bien ri en pensant à quelques jeunes qu'on entend parfois piailler dans le tram ou le train et j'ai eu une folle envie de leur coller le bouquin dans les mains en leur demandant s'ils se retrouvaient quelque part là-dedans ! [rhôôô c'est méchant !] Mais je ne l'ai pas fait. Parce que j'étais chez moa, sur mon canapé... Mais trêve de plaisanterie, nous ne sommes pas ici pour rigoler !
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C'est dans le pays de la Dorgne que l'action se déroule. Véhir est amoureux. De troïa Orn. Sauf que l'amour ne devrait pas faire partie de son patrimoine génétique. Seul le rut compte, la perpétuité de l'espèce. Dans la Dorgne, on partage, et Véhir refuse cela. Le soir S du jour J, il pique sa crise et s'enfuit de son village, envoyant valser la cérémonie bisannuelle du rut, et au passage, sa condition révoltante de ripaille sur pattes, condamné à œuvrer la tête baissée dans les champs ou à servir de repas gastronomique pour le Comte de Luprat, le voisin...
Car Véhir est grogne, soit un homme-cochon.
Le Comte de Luprat, lui, (et ses sujets) sont des hommes-loups.
Ainsi va le cycle de la vie !
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Dans sa fuite éperdue, Véhir va tomber sur un être étrange, qui lui ressemble un peu mais qui a trois phalanges à ses doigts, un groin tout petit et une posture plus altière... La légende des dieux humains est peut-être vraie... Surtout lorsque l'étranger l'emmène dans sa grotte, repaire caché, où sont stockés des tas d'objets encore plus étranges dont l'utilité est encore à trouver...
Des sentiments interdits et inédits vont envahir Véhir, qui ne le quitteront plus jamais.
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Car dans la Dorgne, réfléchir est un acte mal vu, et ceux qui s'y sont essayé ont terminé dans une marmite.
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Ce qui va suivre est une course folle à travers le pays, une quête de vérité et d'identité, une tentative de compréhension du passé et du présent, une interrogation sur l'avenir. Et par dessus tout, une histoire d'amour...
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Si le sujet est des plus attrayant, le pourquoi du comment les hommes en sont arrivés là, la recherche d'un temps perdu qui nous ramène à nos délires actuels de technologies performantes et innovantes {On en revient toujours à ce point ; et c'est fou de constater à quel point il existe de façons différentes de nous mener à la déchéance... Le point de départ est le même, il suffit de tirer une petite épingle qui nous effraie, et nous voilà avec une vision nouvelle de notre fin. Je trouve ça fascinant. C'est en cela que la SF est merveilleuse ! Amis d'avenir, bonjour !} Bon, qu'est-ce que je disais ?
Ah oui : la base est intéressante (les êtres qui peuplent désormais la Terre [qui, au passage, a changé de nom] sont des êtres mi-homme mi-animaux qui se sont brimés par des lois basées sur un mythe incertain, qui ont oublié le nom des choses, qui ont oublié les technologies de bases, qui retournent inexorablement au Temps 0...), mais j'ignore pourquoi, j'ai eu énormément de mal à avoir de la compassion pour les personnages.
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Il pouvait leur arriver n'importe quoi, j'avoue que ça ne m'aurait pas dérangé. Peut-être que je me disais, en mon for intérieur : tant pis pour eux, c'est pas faute d'avoir prévenu le monde, d'avoir tiré des sonnettes d'alarme, s'ils ont sont arrivés là, c'est de leur faute. [oui, enfin non, je n'ai pas de pitié, ni encore moins de confiance et d'espoir pour l'être humain] Ceci est annoncé, c'est comme ça.
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Terrible n'est-il pas ?
Il n'empêche que la magie n'a pas vraiment fonctionné sur ma personne divine, bien que je l'aurai souhaité. C'est bien ma veine, le seul livre que j'ai de dédicacé de cet auteur, et voilà que je lui préfère Les Guerriers du Silence... tssss

Esclave Spaghetti

Django Unchained, par Quentin Tarantino
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avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio...
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16 janvier 2013
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1859. Etats-Unis.
Le docteur Schultz, ancien dentiste allemand reconverti en chasseur de primes, achète Django, afin de pouvoir boucler un contrat : tuer les frères Brittle. C'est un léger problème qui le pousse à faire équipe avec cet esclave, puisqu'il ne sait pas à quoi ressemblent lesdits frères ; Django, si. A la fin du contrat, le docteur promet la liberté à son collègue.
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Les voilà donc partis en quête de corps bientôt refroidis et d'argent, les faisant crapahuter du Nord au Sud, visitant toutes les plantations du pays. En cours de route, Django apprend au docteur qu'il est marié à Brumhilda et qu'il souhaite évidemment par dessus tout la retrouver. A quoi sert sa liberté autrement ? En entendant ce nom (Brumhilda), Schultz tique : ses anciens maitres étaient allemands ! 
Se sentant plus ou moins responsable et concerné par cette histoire d'amour malheureuse aux teintes germaniques, il prend la décision mal vue d'aider Django dans sa quête...
Quête qui va mener notre fine équipe vers Calvin Candie, le plus puissant maitre d'une plantation (de coton il me semble) au Mississippi, amateur à ses heures d'espagnol et de lutte (pas gréco-romaine ni espagnole, mais une variante qui se finit dans le sang, normal avec Tarantino...).
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C'est un fait, en général, je ne suis pas fan de ce réalisateur ; quand ça gicle et que ça éclabousse, j'aime pas. Et puis les western, c'est pas mon truc non plus. On ne va pas se mentir. (mais qu'est-ce que tu fous là alors ?... Sais po...) Mais là, c'est passé plus subtilement que d'habitude ! 
Non, subtilement n'est pas le mot.
C'est mieux passé quoi !
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Bien que le film aie des longueurs (parfois de très longues), je suis tombée sous le charme du barbu, alias Schultz le dentiste, qui, avec son éducation et ses manières délicates et enrobées de tuer un homme m'a fait chavirer. Tout est dans le verbe et l'Etiquette. J'adôreuh !
Lui qui était également le méchant nazi dans Inglorious Basterds, lui qui m'avait trop fait peur et suer à grosses gouttes, lui que j'avais haï et eu en horreur... est aussi charmant que charmeur, intelligent et drôle, attachant et grand. Comme quoi, il ne faut pas se fier à la première rencontre ! 
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A mon avis (ou plutôt, selon mon regard corrompu) c'est bien lui qui est l'intérêt du film, Django et l'engagement contre la pratique de l'esclavagisme et ses déboires passant après. Et puis le musclé Leo est assez bien lui aussi. En fait, il y a beaucoup de points positifs dans ce film, même si je ne me suis toujours pas convertie à la sauce Tarantino, je dois avouer que je suis relativement sortie relativement surprise (en bien).

5 févr. 2013

Once upon a time

Once upon a time
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créée par Adam Horowitz, Edward Kitsis en 2011
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avec Jennifer Morrison, Ginnifer Goodwin, Lana Parrilla...
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 Il était une fois, un gamin un brin tête à claque qui ne quittait jamais jamais son livre de contes, persuadé que les gens qui habitent sa ville, Storybrooke, sont des personnages issus d'un monde lointain et magique, gouvernés jadis par une méchante Reine. A cause d'une déconvenue amoureuse, (ou peut-être un peu plus) celle-ci a jeté un sort sur la populace, a curse comme on dit outre-atlantique, afin de les propulser dans un monde sans magie : dans le Maine.
Pour qu'aucun d'entre eux ne connaisse le bonheur, pour qu'aucun d'entre eux ne connaisse le true love.
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Henry (c'est la tête à claque) a une mission : faire en sorte qu'Emma, la blonde, remplisse sa mission, soit briser la malédiction, ce qui fait plein de missions, et de rimes en -ion.
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Le décor est posé.
La réécriture des contes est intéressante : on passe par Cendrillon, Pinocchio, la Belle & la Bête, Alice, le Capitaine Crochet, etc. La vision du Petit Chaperon Rouge devrait plaire à une d'entre nous (je suis {presque} sûre que tu ne l'avais pas répertoriée, cette version-là !)
Et c'est bien ce second souffle donné à nos piliers d'éducation et de rêves enfantins qui vaut le détour!
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Ok, les effets spéciaux son affreux, mais les costumes sont jolis. Ça rattrape... Non ?
Oh, bien sûr, on n'échappe pas au cliché du Prince Charmant neuneu, mais il y a de nouveaux concepts, en la personne de Rumpelstiltskin , qui, en plus d'avoir un nom excellent et imprononçable, a une étoffe vraiment très massive... 
Ajoutons quelques personnages masculins trrrèès sexy, et ta tavernière est heureuse !
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Si la Reine Maléfique a le plus beau rôle dans la saison 1, la 2 nous apporte un nouveau lot de facilités scénaristiques qui nous la retourne et qui a la fâcheuse tendance de gâcher le charme... On verra bien, je ne me prononce pas trop fort, je suis en cours de visionnage.
Ce qui est toujours d'actualité, c'est que "the magic always comes with a price", et ceci, Tendre Hôte, ceci est un puits de beautés, que dis-je, une fontaine de jouvence d'intérêts attrayants certains.
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PS : à voir en VO. 
Absolument.


16 janv. 2013

Odyssée sans Ulysse

L'Odyssée de Pi, par Ang Lee
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avec Suraj Sharma, Irrfan Khan, Adil Hussain...
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19 déc 2012 
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 Piscine Patel vit à Pondichéry. Il est né au milieu d'animaux, puisque son père tient un zoo et qu'ils n'ont pas eu le temps d'aller à l'hôpital. Mais un jour, faisant fi des volontés de leur plus jeune fils, les parents décident d'aller vivre au Canada. Hop, toute la famille accompagnée des animaux embarquent sur un cargo chinois, direction l'Amérique. Sauf que le Vieux Barbu en avait décidé autrement : une impressionnante tempête les surprend au milieu de la nuit, entrainant le bateau au fin fond de l'océan. Pi se retrouve le seul survivant du naufrage, à dériver sur un canot en compagnie de Richard Parker, magnifique mais non moins dangereux tigre du Bengale...
Leur Odyssée peut commencer, ainsi qu'une longue lutte pour survivre.
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 Eux n'auront pas la chance de Robinson ou de Forest Gump et son ballon de trouver une île, ils ne trouveront que l'immensité et le mystère de la mer...
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Nous voici en présence d'une très jolie fable mettant en scène un garçon plein de doutes et de croyances, d'espoir et de vie. Il devra puiser dans ses ressources insoupçonnées pour survivre, remettre en question tout ce en quoi il croyait jusque là. Il sera forcé d'apprendre la vie et d'apprivoiser les éléments. Une quête identitaire, à n'en point douter.
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Les images sont splendides. Des scènes maritimes incarnant la perfection se fondent avec le Ciel pour ne former qu'un, un Eden sans danger où tout est calme et volupté, comme pour affirmer que la nature n'a pas englouti l'homme, mais l'a assimilé et accepté, contrastent avec les vagues destructrices et meurtrières de la tempête.
La représentation de l'océan est magnifique, avec ces poissons lumineux (des méduses ?) au clair de lune et le reflet gigantesque d'une baleine venant éclabousser le misérable radeau de fortune de nos deux naufragés... 
Et je pourrais continuer encore longtemps tellement c'était joli...
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Note : certaines scènes sont tournées pour la 3D, ça se voit à 10 km, mais comme je le dis souvent : point besoin de lunettes moches qui font mal au crâne et au nez pour voir la beauté distillée ici. Non non.
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Quelques longueurs parfois, il est vrai (ils restent trèèèès longtemps en mer), mais le final est explosif. 
J'ai aimé cette fin surprenante, et le choix laissé au spectateur. Le choix de l’interprétation. C'est si rare de nos jours. C'est peut-être ça qui m'a le plus touché. Va comprendre, après tant de péripéties et de beautés, tant de réflexions sur la religion et la vie, on nous laisse sans morale ni brimade. Et ça, c'est beau.
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PS : par contre, il faudrait peut-être le voir en VO...


Extraterrestres terrestres

District 9, par Neill Blomkamp
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avec Sharlto Copley, Jason Cope, Nathalie Boltt...
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16 sept 2009
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Il y a vingt ans, un vaisseau mère alien apparait dans le ciel. Stagnant au dessus de Johannesburg pendant trop longtemps sans agir, les gouvernements humains ont décidé d'aller voir par eux-même. Ce qu'ils trouvent ? Des milliers de petits êtres extra terretres très mal en point, à cause de la famine et autre virus qui a pu les toucher durant leur voyage. On décide alors de les mener à terre, de les soigner, mais comme on ne sait pas ce qu'ils veulent, dans quel but ils sont viendus jusque chez nous, on les surveille, on les installe dans un camp, le district 9. Pendant que les nations du monde se cherchent querelle pour savoir qui va en faire quoi, le MNU, entreprise privée, se voit confier la responsabilité du district. Leurs dirigeants, qui sont davantage des commerciaux que l'Armée du Salut, n'ont que faire de savoir que ce camp se transforme de jour en jour en bidonville craignos, mais se préoccupent de faire fonctionner leurs formidables armes...
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Lorsque le MNU décide de transférer les aliens dans un autre camp, la tension monte entre humains et extraterrestres. Il faut avouer que les hommes sont bien peu reluisants ici : violents, sectaires, racistes, ils font irruption chez leurs hôtes la mitraillette au poing pour les expulser. Jusqu'au moment où le chef de leur expédition, un idiot fini, met la main sur un virus qui lui modifie peu à peu son ADN...
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Etant donné que les armes des "crevettes" ne fonctionnent que grâce à leur ADN, je te laisse deviner la suite...
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Tourné comme un documentaire, ce film a l'avantage de nous montrer les choses telles qu'elles pourraient être : violentes, crues, réalistes.
Cependant, on pourrait regretter de ne pas en savoir plus sur cesdits aliens. Eh oui, le film est très peu développé à ce niveau, mais se concentre uniquement sur la bétise humaine, ses désirs de pouvoirs, de comprendre, quitte à se vautrer dans des ignominies sans nom, sa tentation a dominer plus faible que lui.
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Entre les gangs africains qui ne pensent qu'en terme de profit, les gouvernements qui veulent "tout faire péter, colonel" et cet idiot d'humain qui se retrouve coincé entre les deux camps, il n'y a pas beaucoup de place pour la poésie, mais qu'à cela ne tienne, la vie n'est pas de la poésie, et si on se retrouvait confronté à une telle situation, il y a de grandes chances pour que l'on se comporte de la manière décrite ici.
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De manière générale, j'ai bien accroché au film, que je n'imaginais pas du tout comme ça (je pensais que ça ferait plus peur, que les aliens se soulèveraient et tueraient tout le monde, mais en fait non) jusqu'à ce que la fin traine en longueur, des explosions faisant suite à des menaces de morts sur Christopher l'extraterrestre faisant suite à des tirs de mitraillettes... Point de vraie surprise pour un film qui aurait pu être très grand.
En fait, c'est un bon divertissement, qui promet une suite, même s'il est toujours plus agréable de se l'imaginer et de tenter quelques théories personnelles...