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Pièce Sombre :

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Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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19 juin 2012

Jeux de Pouvoir

Game of Thrones
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Créée par David Benioff, D.B. Weiss en 2011
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avec Michelle Fairley, Lena Headey, Peter Dinklage...
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Oui oui je sais, j'avais dit "plus jamais de séries", plus jamais je ne regarderais aussi goulument une série comme je l'ai fait dans ma jeunesse avec Lost, surtout quand on voit ce qu'ils en font ! Des traitres et des bacleurs de fin ! Enfin, tu connais ma pensée là-dessus...
Et puis il y a eu le Trône de Fer...
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Ou plutôt Game of Thrones, sur laquelle je reste partagée quant à mes sentiments...
Commençons donc par le début.
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Il y a eu la saison 1, qui fut une claque. Je n'aime généralement pas prendre des claques, mais ce genre de claques artistiques, c'est jouissif. Oui oui. Les décors, les costumes, Jon, Robb, tout fut magnifique ! Et fidèle au livre, tout comme j'aime ! Parait que c'est la série la plus chère chez HBO, et ça se voit ! Mais après tout, il fallait bien mettre le prix, pour mettre en images les Sept Royaumes. Tellement grandiose, tellement parfait.
A un petit bémol près : tout allait beaucoup trop vite. Dix épisodes pour un livre, c'est quand même peu. Et ça se sent, tous ces petits détails qui font la différence et qui ne sont pas présents à l'image, moa y avoir quelque peu râlé, comme par exemple l'ascension des Eyrié qui dure une bonne cinquantaine de pages et qui n'est pas montrée dans la série, mais ça se comprend, ça doit coûter cher de mettre en scène les Eyrié avec des gens dessus, mais je pense qu'ils ne sont plus à quelques millions près, parce qu'elle doit être rentabilisée, maintenant, la série, et qu'ils auraient pu nous mettre l'ascension des Eyrié, parce que ça aurait pu être beau, et que les regardeurs de la télé doivent se rendre compte que c'est une place forte, tout en haut de la montagne et que c'est pas une sinécure que d'y arriver vivant, en haut, et que ça on s'en rend pas compte, et c'est dommage, mais bref.
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Mis à part que tout allait beaucoup trop vite, le principal était présent, des répliques se retrouvaient même telles quelles et ça, j'aime. Ah, et je t'ai parlé de Jon ?! Taciturne et sombre Jon. Mieux que le Jon du livre, c'est dire !
Et ce final !... Bon, le final du livre était tellement grand et magnifique que ne pas faire la même chose aurait été sacrilège. Mais ce final à l'écran fut à ce point majestueux que j'en aurais eu la larme à l’œil. Non, j'en ai eu la larme à l’œil. C'est normal, nous avons eu droit à Daenerys dans toute sa splendeur, dans toute sa puissance, promesse fragile d'un avenir qui peut changer le monde, et des moments comme ça, on n'est pas près d'en revivre, alors je salue tant de beautés...
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Et puis il y eu la saison 2. Ya pas à dire, l'intrigue est placée et bien placée, chacun commence à avoir ses personnages préférés et ceux qu'il préférerait voir morts. La bataille commence. L'intrigue politique commence à donner ses fruits, bref, on ne rigole plus.
Tout passe toujours aussi vite, mais on y avait été habitué, alors j'aurais pardonné.
Non, ce que je ne pardonne pas, ce sont ces écarts par rapport au livre. Ceci, on n'y avait pas été habitué, bien au contraire. Les ellipses s'acceptaient parce que le reste était respecté à la lettre, mais quand on change tout juste pour faire de l'audience, là je dis non.
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Et je ne parle même pas de cette petite garce squatteuse moche et inutile d'infirmière qui ne sait que montrer ses fesses à un pauvre petit loup sans défense qui se fait facilement impressionner par autant d'audace, mais après tout, quand on a rien, on a rien à perdre à tenter des choses. En fait, si, j'en parle, parce que ça me dérange ! Et que c'est pas rien de nous soumettre cette histoire si elle n'est pas dans la suite des bouquins, parce que je signale au passage que Robb était promit à une autre, et que ce ne sont pas uniquement ses histoires de cul  de cœur qui sont relatées ici, mais quelques histoires politiques...
Mais s'il n'y avait que ça ! Mais non ; d'autres empruntent des chemins différents, et si les scénaristes ne sont pas capables de respecter une intrigue déjà bien fournie pour donner une série grandiose, non, s'ils préfèrent faire la série à leur sauce, moa je vais vite décrocher, je préviens !
Non mais alors...
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A suivre donc, en espérant que la saison 3 relève le niveau de la deuxième, parce que si elle perpétue ce chemin sinueux et inintéressant, ce serait dommage de ne garder que les images télévisuelles. Préférons les écrits. Même si je les aimais, moa, ces acteurs...

Wilt 1

Roman Humour
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Wilt 1, 
ou comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore
de Tom Sharpe
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10/18
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289 pages
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mars 1998
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Quel titre étonnant ! Et intriguant...
Et pourtant, ce n'est point le titre si friand qui m'a fait tendre la main vers cet ouvrage, mais bel et bien la Princesse en Rouge, qui même si elle n'apprécie guère mes lectures habituelles, ne se trompe pas totalement en matière livresque. ;)
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C'est l'histoire de Henry Wilt, prof de culture générale à des apprentis bouchers et électriciens qui n'en ont rien à caparaçonner de la littérature, qui est marié à Eva, une mégère bien pensante, un peu desperate housewife, qui se cherche et qui emmerde tout le monde (et encore, c'est joliment dit). Lui, il n'a aucune personnalité. Elle en a trop. Lui se fait rabaisser à longueur de temps. Elle rencontre des voisins riches et libérés. Très libérés. Et là, c'est le drame. Le coup de trop. Le pyjama jaune ne sera d'aucun secours, et Henry se décide à tuer sa femme. Mais pour être bien sûr de pas rater son coup le jour J, il décide de s'entrainer sur une poupée gonflable. 
Et c'est là que tout tourne au vinaigre ! Pas plus je raconterais, mais seulement que les personnages forts ne sont pas ceux qu'on croit !
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C'est en ça que Mr Sharpe est fort, en retournements de situations grotesques, en personnages loufoques, en scènes démentes et insensées !
Dans le même genre que les Mégères Inapprivoisées, humour british en avant, on rit bien devant cette farce moderne aux allures de vaudeville un brin vulgaire, mais tellement fou !
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En anglais, ce doit être encore mieux ! Dommage que je comprenne pas grand chose à la subtilité de l'anglais...