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Pièce Sombre :

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Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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9 nov. 2010

Bordel Luxueux

Il y a de cela quelques années, quand on était encore jeunes et innocentes, ma catin aux portes-jaretelles d’or et moa-même, [ je peux même te préciser que c’était en cours de Teuton, alors qu’on avait abandonné l’idée d’essayer de comprendre quelque chose ], sommes parvenues à la conclusion que quand nous aurions passé l’arme à gauche, nous ne serions certainement pas acceptées dans le royaume du Divin, pour des raisons diverses et variées dont je te passe les détails. Nous serions alors condamnées à errer dans les Bas-Fonds dudit Royaume. Qu’à cela ne tienne, n’ayant pas droit à l’hydromel coulant à flots dans les flûtes de champ’ divinement garnies d’or massif, il ne nous restera plus qu’à créer nous-même notre royaume de débauche et de perversité. La Révélation se fit alors : je deviendrais tenancière d’une Maison de Luxure.
Pourquoi je te raconte cela, Ô Adoré ?
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Tout simplement parce qu’à la seconde où j’appris qu’une série de canal ( création originale disaient-ils ) répondrait au doux nom de Maison Close, costumes d’époque à l’appui, mon cœur fit un bond ; partagée entre la hâte et la crainte, je ne savais où aller. Comprend bien : je n’aurais pu accepter de les voir transformer leur patronne en sale pétasse aigrie, égoïste, méchante et tyrannique ; mon futur virtuel était en jeu, en question, en pleins phares.
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Maison Close, de Jacques Ouaniche
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avec Anne Charrier, Valérie Karsenti, Jemima West...
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Octobre 2010
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Si l’intrigue se situe à la fin d’un siècle bienheureux, si les costumes méritent d’être vus, je crains bien que je me sois encore fourvoyée. J’avais pourtant plein d’espoir (oui oui, mélé d’appréhension), ça aurait pu être Rock & Roll, bestial, érotique et intriguant. Suivre les aventures mouvementées de catins de luxe, tu imagines ?! Tenues affriolantes de rigueur, corsets, ça va de soi, lampadaires tamisés, femmes de caractère, manipulations et plaisirs, tels auraient du être les maitres mots de l’affaire.
Mais non.
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Pas grand-chose ne se passe, malheureusement, dans ce soap à la française. Des actrices pour la plupart insipides, j’ai bien peur de le dire, tentent vainement de ressortir dans des « aventures » moins intéressantes que celles des Feux de l’Amour. Le résumé se fait bien vite : une jeune pucelle se retrouve enfermée et endettée dans cette maison close. Le tout est d’en ressortir. Elle y sera vendue au plus offrant, se fera un nom, des copines… 
Alors il leur arrive des trucs pas très cool, à ces demoiselles, mais la magie ne prend pas, et on en arrive à dire qu’il peut leur arriver n’importe quoi, ça nous fera pas de mal de l’apprendre. C’est bête.
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L’ascension formidable de la jeunette timide et fragile en femme fatale intrasigeante n’est pas très crédible. Même les scènes qui sont censées être trash, interdites aux – 16 ans, ne le sont pas.
Et finalement, c’est un ennui profond qui se fait ressentir.
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Voilà.
Dans mon bordel de l’au-delà, ce sera plus flamboyant. Si si.