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Pièce Sombre :

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Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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14 juil. 2011

Ave Caesar !

Rome, par John Milius, William J. MacDonald, Bruno Heller
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avec Kevin McKidd, Ray Stevenson, James Purefoy, Ciaran Hinds ( tu trouves pas que ça pète comme nom ?)...
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2005
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« Bonjour ! Je voudrais une galette framboise !!! »
C'est un peu ce qu'on ressent quand on a vu Rome. ( Merci Arte !!! Oui j'aime regarder Arte, et pas uniquement pour voir des danseurs teutoniques complètement nus effectuer des mouvements très érotico-sexuels sur du Beethoven ! )
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Je sais, cela va bientôt faire cinq longues années que cette série est passée dans la petite lucarne, cela va tantôt faire cinq longues années que l'enthousiasme provoqué par un pareil visionnage a fait effet et s'est estompé, mais que veux-tu, Terrible-Œil-Qui-Remarque-Tout-d'Hôte, depuis quand suis-je au fait de ce genre de chose ?! Étant donné que je ne regarde que Arte... héhé
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Au même titre que l'annonce sulfureuse d'une série mettant en scène des catins dans une maison de passe, celle d'une mise en pellicule de la vie pendant la Rome Antique fut... fut... enfin, il y a cinq ans, fut une bouffée d'espoir dans le monde de la petite Lucarne, tu comprends ?! Qui plus est, Rome Antique pas seulement ! Ce ne sont pas seulement les hommes en jupettes, non non, ce ne sont pas seulement non plus les temples en couleurs et les assemblées mouvementées des vieux sénateurs décrépis qui palabrent inutilement sur le sort de leur féerique Cité ! Il y a également de la sueur et du sang, mieux : du sexe ! Des batailles féroces en Gaule, des pendaisons et tortures, des crucifixions !!! ( Notons un léger bémol à ce sujet : si crucifixions il y a, ils n'ont malheureusement pas poussé le vice jusqu'à enflammer lesdits crucifiés ! Pourtant, cela se faisait à l'époque, c'était joli, ça illuminait les allées. ) re-( Point d'orgie également, on me souffle justement dans l'oreille, c'est dommage ça, quand on y pense... ) Mais tout de même, de l'Antiquité, des jupettes, des bagarres si terribles que Russel peut aller se rhabiller !!! Euh... en y réfléchissant, nan, Russel, il reste ! 
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Que de panache ! Que de flamboiement !
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Mais voilà, et du coup, je ne saurais parler plus clairement. Trop d'émotions tu comprends.
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Même que nous voilà arrivés au t(h)erme de la saison première, avec une fin digne d'une VRAIE FIN, et un doute me taraude... Que nous ont-ils pondu pour la seconde et ultime saison ? Vais-je avoir la force de regarder ?
Réussiront-ils à nous offrir cette même intensité ?
Où vont-ils trouver une nouvelle pugnacité ? ( Tu ne trouves pas que ce mot a sa place ici ? Non ?... Ben moa si... ) Parviendront-ils à obtenir à nouveau ce mélange terrible de grandeur et décadence ?
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Où vont-ils trouver des héros aussi ambigus et ambivalents que Lucius Vorenius et Titus Pullo ? Que d'un moment tu les adore et la seconde d'après, tu veux qu'ils meurent dans d'atroces souffrances, mais pas trop atroces quand même, parce que même si ce sont des bêtes, avec une muselière, ils seront de parfaits hommes de compagnie. ( Non, je n'ai pas parlé de serviteurs eunuques... Tilalilalouuu ) Ou alors ça veut dire qu'ils vont rempiler pour une deuxième saison ? Roooh, serait-ce bien raisonnable ?
Et où vont-ils trouver un empereur aussi charismatique et imposant que Caius Julius Caesar ? Parce que lui, il ne reviendra pas. Oui, j'ai bien regardé, j'en suis sûre et certaine ! Sixième sens féminin.
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Enfin bref, tout ça pour dire que j'aimerais savoir si tout ceci s'est bien passé ainsi !!! Parce que hein, quand même d'abord, des fois, je veux bien me culturer. [ Dis donc, on nous avait bien caché que Césarion était le fils de Titus Pullo ! Rhâââ les cons ! ] Où que c'est que j'ai mis ce bouquin qui nous parlait civilisation et politique antique ?...

11 juil. 2011

Australia

Australia, de Baz Luhrmann
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avec Nicole Kidman, Hugh Jackman, David Wenham...
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24 décembre 2008
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Damned ! J’avais bien dit, et même pensé, c’est dire, que depuis la sortie du plus grand Film de l’Histoire du Cinéma, plus aucun autre film ne m’avait fait autant d’effet. Et je ne demandais alors qu’à être victime d’un nouveau choc esthétique, histoire de remettre en cause ce qui a été dit auparavant…
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Mais alors, quand on voit ce qui sort au ciné ces Temps-ci, je vois pas comment ça va être possible, ce genre de chose !!! Et quand je dis "ces temps-ci", ce sont des temps qui durent...
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Les rares longs-métrages qui semblent dignes d’être vus, faute de mieux, ne sont carrément pas à la hauteur des 10 premières minutes du Chef d’œuvre Interplanétaire ! C’est triste quand même, cette série noire, cette époque où rien de bon semble pouvoir illuminer la Toile.
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Après cette dénégation, je pourrais mentionner deux films. Pô la peine de palabrer longuement dessus [ d’ailleurs, je crois bien que j’en serais incapable ], mais j’avais voulu voir Australia, tu sais, le nouveau bébé de Baz Luhrmann, avec Nicole Kidman et Hugh Jackman. Un casting alléchant, surtout quand tu penses que David mon ex-futur-ex mari y avait également un rôle important ! Long, le film avait prévenu la critique ; mais à ce point inutile, on n’avait point été averti ! C’est que ça peut s’avérer dangereux, de jouer ainsi avec le public ! Parce qu’on peut pas vraiment dire qu’il y ait d’histoire ( sauf si tu considères, Ô Hôte Généreux, que mener un troupeaux de vaches dans le désert est un fil conducteur digne de ce nom ), ni même vraiment de romance ( Certes, Hugh torse poilu mais musclé à la limite de l’huilé est certainement une scène des plus captivantes, mais on ne sauve pas 2h30 d’images plates et inscénarisées [ oui, étant diplômée en Lettres, j’estime avoir le droit, d’ailleurs, je me l’octroie, de jouer avec des néologismes ! ] avec ça ! ). Et alors, que je me dis, ya David, ça devrait suffire. Bah oui mais non. Parce que quand ledit acteur se met à arborer la moustache, là, je dis non, non et re-non ! NON ! Cerise sur le gâteau de l’ennui, du scénario inexistant, des esprits du désert qui n’en sont pas, et des personnages caricaturés au possible, moa, j’ai depuis longtemps perdu l’intérêt du film.
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S’en sort par voie de conséquence un étalage de bons sentiments, une happy end sans surprise, un cruel et fatal vide et… une nouvelle déception.
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Rolalala, je viens de me relire, et me rends compte que j’ai pô été très très gentille avec Australia, mais franchement, je comprend la raison pour laquelle il a fait un bide.
M'enfin bref...

Brûler après Lecture

Burn After Reading, des frères Coen
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avec George Clooney, Brad Pitt, Frances McDormand, John Malkovitch...
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10 décembre 2008
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Parallèlement à cela, une bande-annonce avait été attirante. Moins de romance nian-nian, un casting tout aussi brillant ( à savoir Brad Pitt, George What Else, John Malkovich, l’actrice qui joue un rôle sympathique dans Benjamin Button ), des répliques du tac au tac qui avaient promis d’entrer au panthéon du Culte, et, pour le coup, une histoire à la limite de l’absurde, donc forcément, engageante.
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Oui, je te l’accordes, Ô Piquant Hôte, rien à voir avec Australia, et encore moins avec Le plus Grand Film de Tous les Temps, mais j’en ai parlé juste pour entrer en matière, voyons, pour rien d’autre !
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C’est l’histoire méli-méloesque, que je vais tenter de résumer sans trop en dire, car il est bien connu que les secrets du gouvernement sont des plus top secrets, d’un agent de la CIA, Cox Osborne, qui se retrouve renvoyé du jour au lendemain. Celui ne prend pas très bien la nouvelle, et, lorsqu’il rentre chez lui pour retrouver sa meilleure amie la bouteille de whisky, décide d’écrire ses mémoires. Jusque là, ça va. Parallèlement, il y a cette femme prof de fitness qui veut se faire refaire le corps en 4 opérations de chirurgie esthétique. Et son ami, lui aussi prof de fitness, qui… est un pestacle à lui tout seul. Les deux lascars vont tomber par hasard sur un disque qui semble des plus étranges, avec des codes secrets et tout… Un nom apparait : Osborne Cox… A partir de là, tout s’enchaine, les espionnages, les tromperies, les mystères gouvernementaux, les demandes de rançon et j’en passe et des meilleurs !
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Bien que je m’attendais à plus hilarant, plus fou, j’ai passé un meilleur moment que devant Australia. Pour être absurde, c’est absurde. C’est très étrange comme film. Une parodie qui surprend parfois, dont la philosophie n’est pas évidente, mais le principal, c‘est que les réalisateurs se sont fait plaisir... Pour quelque chose de relativement réussi. Quelques scènes sont au moins à sortir du lot, pas comme dans… héhé.
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D’ailleurs, là, je me dois de citer une des dernières phrases, en VF bien sûr :

« Mais quel est donc le sens de tout ce méli-mélo ?
- Je ne sais pas. »

Comme résumé absolu d’une curiosité…

Nouvelle Bible

Roman de SF 
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Rainbows End
de Vernor Vinge
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Robert Laffont
coll "Ailleurs et Demain"
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2007
452 pages
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L'avenir...
Cela fait un pitit moment que nous n'avons disserté là-dessus, Ô Fidèle. Tu vas devoir te remémorer un livre que je t'avais mentionné, parlant du Monde Parallèle, de numérisation, de manipulations, de lapins, etc.
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Un roman qui paraissait Ô combien Biblique, Prophétique, Apocalyptique, et plein de trucs en "-ique".
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C'est l'histoire d'un futur, de notre futur... Et je t'assure que ce n'est guère réjouissant. Nous en sommes les créateurs, même si je tente d'y échapper, je crois pouvoir dire sans trop me tromper que je participe à ce monde terrifiant qui nous pend au nez... Le blog, Ô Adoré, le blog... Un monde où la cybersphère a envahi la planète, où le "virtuel a subverti le réel", où à aucun moment nous ne sommes seuls, toujours connectés, sans cesse épiés, sans cesse épiant les autres... Ça me fait d'ailleurs penser à une pub qui passait et qui annonçait tout naturellement : "Restez connecté où que vous soyez." Alors certes, comme il est doux de se sentir entouré, de sentir également qu'il nous suffit de désirer une chose pour y avoir aussitôt accès ; mais on ne pense pas à quel point il est dangereux de laisser tomber sa vie privée au profit du réflexe : toute l'info, ici et maintenant...
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" C'est le bien le problème avec les gens d'aujourd'hui. Ils ont échangé leur liberté contre 
la sécurité."
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Mais je m'égare.
Je reviens au roman de Vernor... Lequel met en scène un vieux chnoque : Robert Gu, ancien professeur et poète, qui a sombré quelques années auparavant dans la "nuit de l'esprit", autrement dit, Alzheimer. Grace à la technologie moderne, on a pu le "sauver" si je puis dire, lui faire retrouver toutes ses facultés mentales. Mais il va falloir qu'il s'adapte à ce nouveau monde où Technologie et Informatique sont les Maîtres Dominants, les nouveaux dieux. Lui qui a toujours aimé les livres, et qui s'est toujours tenu à l'écart de l'avancé ordinateurielle, le voilà servi !
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" Robert Gu était le meilleur poète que Juan ait connu. Il était tellement fort qu'il pouvait vous
démolir rien qu'avec des mots. "
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Parallèlement à cela, il va se retrouver mélé à un complot contre-complot visant à sauver une bibliothèque : la numérisation menaçant l'imprimé. Je ne vais point me lancer dans un plaidoyer incertain contre la numérisation, puisque, comme me l'a dit très sagement une Princesse en Rouge un jour : "la numérisation est là, on ne peut pas être pour ou contre, juste faire avec." Soit. Mais ici, dans l'histoire que je décris, la numérisation se fait en détruisant purement et simplement l'objet livre... La question serait de savoir pourquoi les gens veulent à tout prix faire de ces pages un feu de joie... Mais ceci est une autre question...
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Robert devient l'homme un peu perdu comme nous le serions tous si nous étions projetés quelques... allez, je suis optimiste... 20 ans (?) en avant. L'avancée technologique est telle qu'ils ont réussi à rendre le futile indispensable. Et quoi de plus facile de manipuler un esprit qui entre sur ton terrain, dans ton monde, où tu fixes les règles ? Le libre-arbitre ne veut plus dire grand chose, et la liberté encore moins !!!
Mais je ne vais pas tout te raconter. 
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Même si Rainbows End n'est pas un livre où l'on entre rapidement, à cause d'un vocabulaire... qui nous, (à moins que ce ne soit que "me") dépasse, et de loin, on y parle de manipulation, de conspiration, et même que c'est Lapin qui tire les ficelles ! On se demande bien pourquoi ce titre biblique alors... héhé ( Le mien, de titre, pas de Vernor ! )
Et donc, même si parfois, c'est ardu, on y trouve des passages, non pas marquants au sens où le mot ou la scène te choque, mais... si fort dans le message délivré l'air de rien... que je trouve ça bô moa !
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Je te montre, et tu jugeras...
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Là, c'est un passage où on parle de la diffusion de l'information. Dans un monde où Google est notre meilleur ami, normal qu'on en oublie les méthodes plus "traditionnelles".
" Ecoutez, j'adore les vieux poètes, mais la littérature du passé est si difficile d'accès. Si vous vous intéressez à des sujets postérieurs à 2000, il y a des sources critiques partout et les recherches donnent des résultats. Mais pour le reste, vous êtes forcé de chercher là-dedans. (Sharif fit un grand geste pour montrer les livres bien alignés, et les rangées de bibliothèques qui remplissaient l'étage.) Ca peut prendre des journées entières pour récupérer ne serait-ce que des idées banales.
[...]
- Monsieur Sharif, vous ne comprenez pas la finalité des bibliothèques. On ne les explore pas en s'attendant à obtenir une réponse précise à sa question-brûlante-du-moment. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Les milliers de fois où je suis parti en chasse parmi elles, j'ai rarement trouvé exactement ce que je cherchais. Vous savez ce que j'ai trouvé ? J'ai trouvé de réponses à des questions que je ne m'étais jamais posées. Ces réponses m'ont toujours lancé dans de nouvelles directions, et se sont presque toujours révélées plus fructueuses que ce que j'avais en tête au départ."
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Mais le must, qui a retenu mon attention dans un pessimisme néanmoins on ne peut plus réel, c'est quand Tommie offre une petite "carte en plastique", qui correspond grosso modo à une clef USB, et annonce :
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"Ceci est le British Museum et la British Library, numérisés et organisés en base de données [...]. Si on ne tient pas compte de ce qui n'est jamais entré dans une bibliothèque, tu as là un enregistrement complet de l'humanité jusqu'en l'an 2000. L'intégralité du monde prémoderne."
Robert soupesa la carte en plastique.
- Ca ne représente pas grand chose.
Tommie éclata de rire.
- Ma foi, non !"
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