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Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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4 févr. 2014

Ténébreuse

Roman de Fantasy

La Romance de Ténébreuse
{Intégrale I}
de Marion Zimmer Bradley

Pocket

2012

997 pages


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Quand j'ai entamé cette intégrale, j'ignorais absolument où je mettais les pieds. Sauf peut-être que Marion Zimmer Bradley est un nom dans le domaine de la fantasy, et qu'il fallait bien que je prenne connaissance de ses écrits.
Trois romans dans ce roman, avec un seul point commun : la planète, qui n'est pas la Terre.

Le premier récit - La planète aux vents de folie - (de loin mon préféré) est assez étonnement de la pure SF : un astronef s'écrase sur une planète inconnue. Les terriens, qui auraient du coloniser un autre astre que celui-ci, se retrouvent bien malgré eux à devoir s'adapter à leur nouvel environnement. Trop de monde il y a sur la Terre, et trop peu de ressources et de denrées pour la survie de tout le monde. Aussi, toute une génération fut élevée directement dans des vaisseaux, en vue de leur expédition sur d'autres planètes. Cet état d'esprit est monnaie courante, et même habitude et éducation. Lorsque leur astronef se retrouve hors d'usage, deux clans se forment naturellement : le capitaine du navire, qui n'est capitaine que s'il y a navire, désire plus que tout réquisitionner les hommes et les ressources pour le réhabiliter ; de l'autre les colons, qui sont là pour prendre possession de la terre, et non pour passer les dix prochaines années à apprendre des connaissances scientifiques dont ils n'ont cure. Ils veulent s'établir. Malgré ces vents inquiétants qui ont sur eux des conséquences étranges...
J'ai adoré cette entrée en matière. Tout ce que l'inconnu apporte, toutes ces possibilités d'avenir qui pointent leur bout de nez. Ce constat terrible qui est soumis aux survivants : vous êtes bloqués ici, tout ce qu'ils vous reste à faire, c'est tenter désespérément de repartir, de garder le lien (ou tout du moins l'espoir) avec la technologie, vos connaissances et votre passé, vos souvenirs, votre identité, ou alors de repartir de zéro, et de conquérir, avec votre sang et vos gènes une nouvelle terre, afin d'engendrer une nouvelle ère. C'est terriblement effrayant, tout en étant incroyablement remplie de perspectives inouïes.

Les deux autres récits - Reine des orages & La belle fauconnière - sont opposés à cette entrée en matière. Ils se déroulent des milliers d'années plus tard. 
Et c'est là que j'ai eu un peu de mal, parce que je m'imaginais bien refaire le monde avec les survivants du premier épisode, partager leurs craintes et leurs faux-pas, découvrir lentement ce que la planète avait à leur offrir et leur cacher. Sauf que nous n'avons pas eu ce privilège. Seulement le droit de constater que la mémoire est chose fugace... Et que l'être humain possède une merveilleuse capacité à s'adapter. Car désormais les habitants de Ténébreuse ont le laran, un pouvoir inscrit dans les gènes qui peut prendre différentes formes : celles de communier avec les nuages, de lire dans les pensées, de voir le passé, le présent et l'avenir, etc. 

Récits de fantasy faisant foi, nous voilà plongés dans un royaume en proie aux guerres et aux changement de mentalité. Les femmes s'émancipent, et là, on voit bien que c'est une femme qui a écrit ces romans. La volonté de décrire un monde qui opprime le sexe fort est bien trop présent pour qu'on le prenne au sérieux. "Je suis une femme libre" par là, "Je ne veux pas être l'esclave de mon mari" par ci, "Je suis aussi intelligente que toi" en fin de paragraphe, sont tout autant d'idées certes évidentes, mais qui aurait fallu, à mon goût, distiller avec un peu plus de parcimonie, dans des moments plus opportuns qu'à chaque page pour faire nous bourrer le crâne. C'est dommage, parce que ça m'a un peu gâché ma lecture.

Je vais donc rester sur ce premier texte, qui, avec seulement 200 pages, tient bien plus de promesses que bien des romans. Lecture OBLIGATOIRE !

Libération Sexuelle

Roman érotique
 
Sex in the kitchen
de Octavie Delvaux

La Musardine

2014

380 pages


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A l'heure où notre bonne société puritaine se vautre dans le stupre sans connaitre ni même respecter les lois du Sado-masochisme, il a bien fallu que moi aussi, je m'engouffre dans la brèche, si je puis dire, et me lance dans une lecture coquine, afin de comprendre ( Ô Esprit Scientifique de toujours ) pourquoi un tel engouement se fait ressentir pour des choses de la vie jusque là gardées dans le secret de la maison (ou tout du moins, dans les oreilles indiscrètes des copines).

Non, je ne parle pas de Fifty Shades, mais d'une histoire française (oui Curieux Hôte, la french-touch du baiser) au titre évocateur (mais en anglais...).
Sex in the kitchen, ou l'histoire de Charlotte, jeune prude bien au chaud dans son couple plan-plan et de ses deux copines, Déborah la maitresse SM et Morgane la fashonista nymphomane. Le jour où Charlotte découvre que son mec la trompe, c'est le drame de sa vie. Poussée par ses amies à faire une croix sur ce macho débile et irrespectueux, elle va oser ce qu'elle ne s'est jamais avoué, et va basculer dans la luxure et le plaisir orgasmique à l'état pur.

Bof vas-tu me dire, encore une histoire de débauche pour quadragénaire en manque de sensations fortes ! 
Plutôt une histoire pour filles décoincées du plug vais-je te répondre. Parce que oui, il y a des passages fort coquins, mais également de franche rigolade. Les trois copines parlant au même niveau aussi bien d'expériences sexuelles débridées que de cuisine bio et d'essayage vestimentaire quotidien. 
C'est moderne et frais. Drôle. Et carrément truculent.

Pourquoi pas après tout...