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Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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8 août 2011

Vie de Fonctionnaire

Absolument dé-bor-dée, 
ou le paradoxe du fonctionnaire
de Zoé Shepard
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Albin Michel
301 pages
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mars 2010
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Dans un domaine nettement moins métaphysique que ce qui suit, voilà le fameux récit d'une employée de mairie qui clame haut et fort son raz-le-bol. "Comment faire les 35h en un mois", tel est le fameux bandeau rouge qu'elle se paie au passage. Que du grand et du glorieux au programme donc...
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Pourtant, avant de pouvoir se vanter d'entrer dans la sacro-sainte arène des élus territoriaux, quand on ne connait pas déjà quelqu'un qui y est confortablement installé, cela va sans dire, il faut passer par Douze Travaux Herculéens, par des concours d'écrits et d'oraux aussi inutiles que non représentatifs (mais de ceci, nous avons l'habitude) que l'on a une chance de voir la porte d'accès uniquement lorsqu'on sort de plusieurs années d'études supérieures en Science Po et compagnie. C'est du moins le cas de l'auteur. Pas une sélection pour faire les vendanges de septembre quoi !
Et si vous réussissez à taper dans l'œil du jury, ce grâce à votre verve et à votre parfaite utilisation de la "licence poétique", enfin, vous entrez dans l'arène et faites partie de la plus grosse bande d'incompétents qui trônent dans le Palais du Maire...
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Pour sûr, Zoé Shepard ne se mouche pas dans les rideaux de sa grand mère ! Elle taille et re-taille un portrait fort peu glorieux de ceux qui récoltent "les deniers publics" dans l'unique but de nous ponctionner. Parce qu'« incompétence » est un bien faible mot face à ceci. Quand on voit ce qu'on voit, on a raison de penser ce qu'on pense ! J'te l'dis comme ça vient.
Entre journées de glandouille et pause café, son temps de travail est rentabilisé par quelques moments passés à lécher les bottes de ses supérieurs et faire tout ce qui est en son pouvoir pour rectifier leurs notes de frais qui sont en réalité le prix de call girl et autres réjouissances nocturnes passées.
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Ça fait peur.
Et aussi bizarre que ça puisse paraitre, ça ne donne pas vraiment envie de bosser dans un pareil environnement, où ce sont les plus cons qui sont nommés chef de service, et où on te retire un dossier dans lequel tu t'es investi à fond pour éviter de faire passer ton maire pour le dernier des imbéciles, pour la simple et bonne raison que tu as refusé d'engagé la nièce de la cousine de la chef.
M'enfin, c'est malheureusement notre politique...
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Outre cela, une lecture qui se boit comme du petit lait, tant le langage employé est d'une beauté métaphorique surprenant.
Pas mal sur le moment, même s'il risque de passer dans ma mémoire comme une pluie de printemps sur un champs d'asperges.

1 commentaire:

David a dit…

ah oui. Certains voient ses propos comme une série de caricatures, mais en fait de mon point de vue de fonctionnaire de 11 ans d'âge, je note ces dysfonctionnements au quotidien, et en effet, le bazar ne peut pas fonctionner efficacement, pire encore, il coûte des sous et brise toutes les bonnes volontés.