.

Pièce Sombre :

.

Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

.

3 oct. 2011

Tuer le père

Roman "classique"
 .
Tuer le père
de Amélie Nothomb
.
Albin Michel
.
150 pages
.
Août 2011
.
.
*****
.
.
Voilà, on veut s'acoquiner avec d'autres amours que les nôtres premières, on flirte, on danse, on dîne et on fait semblant de ne pas avoir remarqué ses pustules au niveau de son front et on se dit que ce n'est pas parce qu'il empeste l'oignon qu'il en mange à toutes les sauces et puis nous voila là. Au point initial. Non pas que j'aurai du une fois de plus écouter ma mère (de mes amours, elle s'en tamponne le coquillard), mais bien mon intuition, ma folie, mes volontés premières, mes ultimes adorations. 
Car l'ineffable optimisme qui m'habite me pousse à penser qu'une fois l'emballage retiré, une fois l'effeuillage effectué, nos papilles trouveront une gourmande pensée, une succulente caresse ou une fraicheur et une virginité délicate... 
Mais non.
.
Il n'y a pas à tortiller, cette nouvelle rencontre laisse dans ma bouche un arrière-goût acre... ou âpre... ou peut-être les deux. Reste à déterminer.
Je les préfère avec une saveur plus originale, disons... plus sucrée, plus lointaine, plus orientale.
.
Oui Hôte Impitoyable, je me vieillit, je radote, mais au moins, je reste fidèle à moi-même (enfin, si physiquement cela ne soit pas vraiment le cas, tu l'auras très certainement comprit, mon cœur s'enorgueillit d'une ferveur fidèle et sans limite.)
Et ces dires d'écrivains modernes me touchent aussi profondément que le sport olympique national syldave*. A savoir pas du tout. 
.
Ici, on part d'un monde de magiciens (contemporains, les magiciens, j'ai pas dis "mages") où un jeune garçon, rejeté par sa mère, va se trouver un père ailleurs, un magicien. Junkie à ses heures. Lors de bacchanales modernes, festivals hippies où le LSD côtoie avec grâce l'assourdissante musique accompagnée de divers "arts de rue" amateurs. Une fois le thème de la magie et des festivités acides et libertines abordé, thème on ne peut plus intéressant et surprenant soit dit au passage, on passe directement à Las Vegas, pays du jeu et de l'enivrement féroce, puissant monde parallèle où "tentative de berner le système" rime avec "gare à tes fesses, tonton Terry Benedict est là"** pour se terminer sur une confrontation père/fils inhabituelle certes, mais fade.
.
A cela, je dis "bof, les histoires de famille..."
Heureusement, 150 pages, ça va vite.
.
-------------------
.
*de Sylvadie, pays dans Tintin, alias la reception du lancé du Sceptre d'Ottokhar.
** cf Ocean 11, Ô Hôte Inculturé.

2 commentaires:

PetitChap a dit…

Tsss, tsss, tsss, tsss... Si tu m'avais demandé mon avis sur Amélie Nothomb, je t'aurais dit de passer ton chemin et de ne pas perdre ton temps... Bon, j'avoue, j'ai eu ma période Nothomb il y a de longues années, mais j'en ai fait une overdose... Et puis j'étais jeune... Erreur de jeunesse !!

Il existe quand même des "écrivains modernes" qui valent le détour...

Elbereth a dit…

Remarque, je ne désespère pas sur Mme Nothomb, je tente encore une fois avec Hygiène de l'assassin et on en reparle !