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Pièce Sombre :

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Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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28 nov. 2011

Etre Femme

Essai
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Je suis une créature émotionnelle
de Eve Ensler
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10/18
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179 pages
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Novembre 2011
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Ou la façon de revendiquer la tête haute que je suis une fille. Peut-être que toa, tu ne l'es pas, Ô Viril Hôte, une fille, mais ce n'est pas là l'essentiel. L'essentiel, c'est de revendiquer.
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Je suis une créature émotionnelle, c'est une dizaine d'histoires racontées à la première personne. C'est l'histoire d'une jeune ado mal dans sa peau ; c'est également l'histoire d'une asiatique pas plus haute que trois pommes engagée pour fabriquer des Barbies ; c'est aussi l'histoire d'une demoiselle kidnappée et devenue l'esclave sexuelle d'un pervers dérangé. C'est autant d'histoires que de vies, c'est autant de micro-récits pour ne pas oublier que c'est une réalité actuelle qui ne devrait plus être dans une société dite "civilisée".
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Si ce n'est pas un livre transcendant, il a la volonté de vouloir changer les choses, afin que le sexe fort se revendique en tant que tel et si ça peut marcher, je le mettrai volontiers dans toutes les jeunes mains que je trouverai. Et pas seulement des mains féminines !
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Puisque les sujets abordés sont multiples, on y parle de filles battues par leurs copains et qui trouvent ça normal ; d'exploitations du travail ou sexuelle ; d'un mal de vivre adolescent qui se finira mal ; d'homosexualité...
Dans un seul but : la liberté.
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A noter la présence d'un site où l'on peut débattre de ces questions, parler de nos malheurs, etc.

7 nov. 2011

Des griffes en os ?

X-MEN Origins : Wolverine, de Gavin Hoods
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avec Hugh Jackman, Danny Huston, Liev Schreiber
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29 avril 2009
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Comment ça ? Qui a dit que j'étais en retard en ce qui concerne les sorties de la Sacro Sainte Toile ?
Que celui-là se taise à jamais. Et puis d'abord, c'est faux, j'y vais ce soir d'abord, alors hein, ça calme !...
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Bon, où en étais-je ? Au début du commencement, non pas du monde, non pas non plus de la saga Marvel avec des mutants dedans parce que celui-là, je ne l'ai pô encore vu (on en reparle dans 5 ans, okay ?), mais bel et bien au début de cette chronique. (Parce que oui, ceci est une chronique, j'ai décidé !)
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Aaaaaah Wolverine ! Ses longues griffes, ses muscles saillants, son mauvais caractère et sa coupe à la M, on pourrait en faire un poème. Rassure toa, vilain et odieux Hôte, je ne m'y risquerais pas, puisque d'autres en ont fait un film.
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Et, fort déçue du troisième opus de la trilogie première (le coup du pantalon magique qui résiste alors que des buildings s'effritent, on ne me la fait pas à moa !) je m'attendais à une terrifiante énième suite financière où des explosions côtoient des explosions. Fort heureusement, ce n'est pas le cas. Je ne dis pas que c'est un Woody Allen, mais on y trouve (en plus des explosions) un brin de poésie (aaaah Wolverine torse nu dans la nature !...)
*regard contemplatif perdu dans le vague*
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Rien que pour ça, le détour vaut la peine d'être emprunté.
Chacun ses petits plaisirs !

La Délicatesse

Roman "classique"
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La Délicatesse
de David Foenkinos
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Folio
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209 pages
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2011
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Bizarrement, je n'ai pu que rapprocher ces deux lectures, la Délicatesse et les Heures Souterraines. Pourtant, ce n'est pas le même sujet qui est abordé, mais si je devais choisir, je prendrais celui-là. Parce que Foenkinos a des phrases touchantes et un nom vachement drôle.
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Il suffit de lire la quatrième de couverture :
« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».
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qui est à la fois à l'image du roman mais qui favorise également l'ascenseur émotionnel qui nous happe lors de ladite lecture.
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Car si tu t'attends à entreprendre un récit où le Joufflu prouve son talent grâce à de nombreux artifices et moults subtilités, eh bien, tu te trompes ! Certes, il est question d'amuuur, mais il est également question de reconstruction émotionnelle.
Et ça c'est bô.
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Mais ce qui rend les choses encore plus succulentes, c'est la tonalité employée, ce petit quelque chose que ce cher David a et que les autres n'ont pas (tous), ses petites réflexions, ses petites phrases, sa manière d'écrire quoi ! Ce qui lui donne un charisme et un charme fou, tu n'imagines même pas !
Un charme qui ne s'explique pas, mais qui se savoure...
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Rien que pour ça, je vais m'enchainer ses autres romans, et voilà.
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PS : j'ai bien pensé à faire un final qui s'alimenterait d'un jeu de mot subtil du genre "tout en délicatesse" mais je me suis dis que ça avait déjà sûrement été fait, alors non... ;-)

Heures sombres

roman "classique"
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Les Heures Souterraines
de Delphine de Vigan
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Le Livre de Poche
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250 pages
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2011
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C'est étrange de résumer ce livre. D'ailleurs, je ne sais comment commencer. D'habitude, je raconte ce qui m'a attirée, que ce soit au niveau de l'histoire ou du sex-appeal de l'auteur. Mais là, d'une, le sujet n'est pas franchement des plus hilarants, de deux, l'auteur est une femme.
Est-ce bien résumé ?
Bon.
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Les Heures Souterraines est une intrusion. 
Une intrusion dans la vie de Mathilde et Thibault, deux individus qui ne se connaissent pas. Ils ont pourtant un point commun : ils sont tous les deux déboussolés et au bout du rouleau, se font brutalement balloter par quelques diableries parisiennes.
Des souffrances intérieures et personnelles qui sont dues à l'usure de la vie, à sa cruelle monotonie ou à sa violence quotidienne. L'héroïne, veuve depuis quelques années, bien qu'elle ne soit jamais remise de la mort de son époux, a toujours tenté de faire face jusqu'à ce que son boulot, qui jusqu'alors la faisait tenir, devienne pour elle un enfer...
Thibault quant à lui se rend soudain compte du vide affectif qui l'occupe et que son métier n'est peut-être pas la vocation tant espérée...
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Les Heures Souterraines, ce sont des portraits brisés par une vie beaucoup trop féroce ; ce sont des personnages en détresse qui tentent vainement de se battre contre le courant.
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Se rencontreront-ils, "comme dans ces histoires d'amour", où ils trouveront la force de s'épauler afin de vaincre l'adversité et le mal ? C'est du moins ce qu'on espère...
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Pour sûr, ce n'est pas joyeux comme lecture, mais il pointe du doigt notre société dans ce qu'elle peut avoir de plus détestable, et parfois, il est bon de quitter notre utopie fantasmagorique...
Ou pas.
Parce que ce genre de détresse humaine et de déboires perso de l'individu manquent à mon goût de bizarrerie loufoque, ce que j'en dis...

17 oct. 2011

Historique Dialogue

Roman historique
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La Conversation
de Jean d'Ormesson
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Ed. Héloïse d'Ormesson
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120 pages
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Septembre 2011
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Que s'est-il passé juste avant que Bonaparte décide de devenir Napoléon ? Qu'est-ce qui a bien pu se passer dans sa tête ?
Dans La Conversation, ce cher Jean y répond à sa manière, en inventant un dialogue entre Bonaparte et le second Consul de France, Cambacérès.
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Bon, avouons le tout de suite, l'histoire et moa, ça fait deux. J'écoutais en cour seulement lorsqu'on parlait de Zeus ou de lupanar antique. Tout le reste (ce qui fait pas mal de trucs...), datant d'après l'an 1000 me dépasse complètement. (L'an 1000 ais-je dis ?! Je suis peut-être optimiste là.) Mais parfois, histoire de ne pas mourir bête, je m'intéresse.
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Et puis là, dans ce petit dialogue (que certains rumeurs veulent pousser sur les planches... Avec Edouard Bear, un nom à été lancé ! Moa, Edouard en costume d'époque, j'adhère !), non seulement le sujet arrive vite [Bonaparte avoue lui-même avoir mieux à faire que trainer sur des broutilles et aime quand les choses vont vite !] alors soit.
Mais en plus, des détails et anecdotes comme on les aime décorent le récit et l'ornent pour notre plus grand plaisir. Il est précisé que toutes (ou presque) les paroles de Bonaparte ont réellement été dites (ou écrites) et on apprendra donc avec délectation que son bras droit, le fameux Cambacérès, homosexuel affirmé, s'est retrouvé bien vite affublé du doux surnom de Tante Turlurette. Ou bien qu'une histoire de châle a prit davantage d'importance que l'étude des mouvements de troupes de Waterloo ! Non, la dernière partie de la phrase n'est pas vraie, mais il me fallait une comparaison pour dire que ça a prit beaucoup d'importance.
Tu vois, dis comme ça, cela rend moins bien.
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Enfin, un petit livre ("entre deux romans", dixit d'auteur) pour quelques anecdotes historiques qui, si elles n'éclairent pas l'homme, le montrent du moins dans une grandeur et une majesté charismatique dignes des tableaux de Ingres ou de Poussin.
Après tout, n'est pas Empereur des Français qui veut, mais bien ce qui a pu faire venir le Pape à Paris !
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Extraits :
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"CAMBACERES
Ah ! je vous vois dans ces débats interminables - et qui vous impatientaient ! - sur le mariage, sur le divorce, sur les successions, sur les enfants naturels, sur la peine capitale... Vous, vous vouliez toujours aller plus vite ; moi, j'étais toujours soucieux de trouver, pour répondre à vos voeux, la formulation la plus simple, la plus brève, la plus claire : "tout condamné à mort aura la tête tranchée..."
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"BONAPARTE
Je connais les Français, leur légèreté, la facité avec laquelle ils sont capables de changer d'opinion. La République est une chimère dont ils sont engoués, mais qui passera avec tant d'autres. Je suis persuadé qu'il y a dans la masse de la nation un retour complet aux formes de la monarchie.
CAMBACERES
Le mot fait encore peur.
BONAPARTE
Mais, mon cher collègue, ce ne serait pas au profit des Bourbons qu'on la rétablirait."
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CAMBACERES
Le titre d'empereur ?
BONAPARTE
Pourquoi pas ? La République serait confiée à un empereur. Après tout, monsieur, nous n'avons tous juré haine qu'à la seule royauté.
CAMBACERES
C'est vrai : nous n'avons jamais dit un mot contre l'empire."