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Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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23 mars 2020

Saga des Socières

On a tous un côté dark, une ombre qui se plait à contempler la pleine lune dans un cimetière, un petit diable qui nous sussure à l'oreille que les vampires torturés, ça a quand même un charme fou ! Tombée je suis dans les griffes (ou les crocs) d'Anne Rice avec Lestat dans ma prime adolescence, voilà que j'y reviens avec sa saga des Sorcières...

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Le Lien Maléfique,
de Anne Rice

Tome 1 chez Pocket

980 pages

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      Et comment dire, qu'est ce que ça fait du bien de revenir à la Nouvelle Orléans ! Qu'est-ce que ça fait du bien de retrouver son univers fantastique à la fois sensuel et inquiétant ! 

     Ce qui a pu déplaire à certains font ce que j'aime dans ce genre de romans : la profusion de détails, l'abondance de descriptions : nous sommes littéralement plongés une époque, un lieu, un mythe. Ce n'est pas un travail d'écrivain dont Anne Rice fait preuve mais d'orfèvre. C'est l'ambiance crasseuse du Moyen-Age qui s'installe dans notre salon, quand l'odeur du bûcher s'élève dans les airs, quand les mentalités de l'époque sur la sorcellerie nous mettent mal à l'aise. C'est l'insouciance des Années Folles où les journées sont fêtées à grandes lampées de champagne et où le jazz inonde la maison dans une cacophonie éblouissante qui ne laisse pas la place aux pensées sérieuses.
On traverse les époques et les lieux tout en s'imprégnant comme jamais de leur ambiance si caractéristique. Et tout ça grace à une lignée de sorcières, qui ont leurs désirs, leurs faiblesses, leurs secrets...

Alors oui c'est long, ça fourmille de détails et les personnages sont excessivement travaillés. Mais comme c'est agréable d'arpenter le monde à leur côté ! Choisis ton époque, Ô Hôte Gothique, et tu ne seras pas déçu. 
Et que dire de cet amour porté à cette maison ?! Râlala, Anne Rice à du goût : ce goût des manchettes en dentelle, des costumes bien cintrés, des manoirs (hantés ?) où chaque pièce à une histoire, des jardins fournis où la nature reprend ses droits dans une atmosphère Romantique digne d'un tableau de Friedrich. Ca me laisse rêveuse...


Un récit à la fois charnel et réfléchi, où l'importance de l'héritage prend un sens tout particulier. On ne choisis pas sa famille, et avec celle-ci, il y a ce petit côté intriguant, inquiétant, pas toujours très catholique, qui ne peut que faciner.


J'attends la suite mais je pense que ce premier tome annonce une belle saga. En tout cas, j'ai hâte de m'y replonger !

29 juil. 2019

Un fil du destin se brise...

fantasy
 
Que passe l'hiver,
de David Bry

Pocket

490 pages



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Voilà un livre, et un auteur, que j'ai découvert aux Imaginales de cette année, puisqu'il eut l’extrême honneur de recevoir l'étiquette "coup de cœur du festival 2019". Gage de qualité oblige, et une conférence dédiée plus tard, me voilà en possession de ce roman qui... comment dire... change de d'habitude ! :)

Que passe l'hiver est le récit de la fin d'un monde. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est David Bry. C'est un poème en prose décrivant avec justesse une nuit qui ne s'achèvera qu'avec une transformation.
Nous sommes dans la Clairière, monde magique au cœur de la forêt, régi par le Dieu-Cerf aux allures sibyllines rappelant Cernunnos. Quatre clans lui jurent annuellement leurs allégeance, lors de la fête du Solstice. Une fête qui dure quoi, une semaine ? Pas davantage. Stig, le héros, va y assister pour la première fois, et il est fou d’excitation de découvrir enfin ce rite de passage qui les a construit, lui et son clan. L'occasion aussi de rencontrer les autres clans, aux pouvoirs si différents du sien, et tellement extraordinaires...
Sauf que bien sûr, rien ne va se passer comme prévu.

Car le monde évolue, et les hommes avec lui.

Que passe l'hiver est un drame qui creuse peu à peu les sillons de nos âmes, et emporte avec lui l'innocence de notre jeune héros. Après tout, il est adulte maintenant. On se laisse emporter dans ce monde de neige et de glace, de rites et de traditions.
Avec un bémol cependant : ce héros qui agace parfois, il faut le dire. Il m'a fait penser à Fitz dans ses premiers pas : mou et tête à claque. Mais là où Fitz agit (pas toujours dans les bonnes choses à faire, mais il agit), Stig se questionne, hésite, pense encore un peu et ne se bouge qu'à la fin, pour cloturer ce poème-roman. Rien de révolutionnaire donc, puisque de toute manière, l'hiver passera.
Dommage, parce que j'ai bien aimé l'ambiance.

27 juil. 2019

Tudo Bem, Daniel, Tudo Bem

Young adult - Fantastique
 
L'Enchanteur,
de Stephen Carrière

415 pages

fev 2019

PKJ

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Wow ! Je ne sais pas bien que dire pour résumer cette lecture, mon avis se résumant à un simple mais sincère "wow, magnifique !"

Bouchée bée et emplie d'admiration je fus face à ce bijou, tant cette bande de potes m'a embarquée dans son périple, son aventure, son "miracle". Ils m'ont touchée, leur force m'a touchée. Car l'un des leurs est malade, il va mourir. Loin de se résigner et d'attendre les bras ballants que l'insurmontable advienne, ils se lancent corps et âme dans un projet de grande envergure : faire de cette mort un chef d’œuvre, approchant de ce fait l'immortalité.
Leur plus grand atout est un magouilleur de première, qui se plait à transformer la réalité selon les capacités de chacun, j'ai nommé celui qui donne son titre à ce roman : l'Enchanteur. tadaaaa !

Quelle plume ! Quels personnages hauts en couleur ! Quelle densité ! Car nous ne sommes pas en présence d'un banal roman d'adolescents, nous sommes pris dans une véritable tourmente poétique où la peur et la violence côtoient l'érudition d'un Songe d'une nuit d'été. Outre le fait de devoir faire avec la douleur annoncée de la fin, nos jeunes héros vont composer avec la brutalité des quartiers, le racisme grandissant, le fascisme envahissant, un Mal mystérieux et meurtrier rôdant dans les ruelles sombres, prenant des allures mystiques d'incantation vaudou, allégorie d'une humanité effrayée et effrayante sur le déclin. Mais rien ne les arrête, ces ados, fous et hardis, optimistes qu'ils sont ! Ils ont une parole à honorer.

C'est beau. C'est intelligent et d'une délicatesse inouïe.
C'est à lire et à relire, ne serait-ce que pour s'imprégner encore et encore de cette ambiance à la fois inquiétante et si terriblement... romanesque ? Parnassienne ? Lyrique ?

Parce que bon, au cas où tu serais passé à côté, Tendre Hôte, sache que l'Enchanteur,... c'est un enchantement ! (oui bon elle était facile celle-là !) C'est une fable. C'est un conte merveilleux. C'est une ode à l'amitié et une déclaration d'amour à la vie.
Et comme je trouve que c'est une très jolie manière de conclure, j'y met de ce pas un point final.

PS : Merci à Capri pour me l'avoir mis dans les mains !

1 juil. 2019

Précieuses Illusions

Fantasy


La Passe-Miroir
de Christelle Dabos

En quatre tomes (en cours)

Tome 1 paru en 2013

Gallimard Jeunesse

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Comment ?! Après tout ce temps, même pas je t'ai parlé du cycle de la Passe-Miroir ?!?! Grave erreur de ma part, non pas un oubli parce que jamais je ne pourrais oublier de parler de la Passe-Miroir, parce que ceci mon ami, c'est mon coup de cœur de toute la vie ! Ceci, c'est un texte qui m'a attrapé pour ne plus jamais me lâcher. Ceci, c'est de la bombe bébé !

On se retrouve propulsé dès les premières lignes dans ce monde magnifique et onirique peuplé d'arches, petites cités volantes dirons-nous, chacune occupée par des habitants ayant certaines compétences... On parle de magie hein ?! Pas de charpentier. (quoique) 
L'héroïne, Ophélie, n'est pas très douée ni très à l'aise avec les gens. Elle préfère la compagnie des objets. Et pour cause, quand elle touche quelque chose, elle peut remonter toute sa vie (à l'objet). Ca marche aussi avec les gens, c'est pour ça qu'elle les évite. Elle a aussi cette capacité de pouvoir traverser les miroirs (d'où le titre !) pour se déplacer d'une vitre à l'autre ! Elle vivait tranquillou pilou jusqu'à ce qu'on la fiance à un mec d'une autre arche, inconnu au bataillon, histoire de clan, de politique, d'on ne sait quoi même qu'on s'en fout, on était si bien dans notre musée à rien demander à personne ! La voilà emportée malgré elle dans ces manigances qui la dépassent, prend ta valise et ton écharpe et va donc rencontrer ton futur promis, dans cette arche éloignée et enneigée, où la Cour et l'Etiquette risquent de te manger toute crue. Et va mener l'enquête... sur le pourquoi, elle spécifiquement, à été mandée pour cette mission mariage...

Transportés nous sommes, c'est obligé, Ô Hôte Lecteur ! Transportés et conquis. 
Puisque c'est un univers changeant, sensoriel, hypnotique. Un peu à la Miyazaki. Illusoires et sibyllins. Les personnages sont à croquer, qu'ils soient premiers ou seconds rôles, dieux ambivalents ou petites mains travailleuses. Le tout servi par une écriture parfaite, apportée par des expressions délicieuses, ce qui rend le tableau encore plus attrayant !
Ce fut génial, tout simplement. Absolument irrésistible.

Bon, reste plus qu'à attendre le quatrième et dernier tome, parce que je les ai dévoré, vorace que je suis !

Cadavre Exquis

Fantastique

MORTS
de Philippe Tessier

Leha

mars 2019

203 pages

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Situation cocasse que celle-ci : voila que Joseph se réveille... six pieds sous terre... alors qu'il se souvient bien qu'il est mort... Enfin peut-être. S'il est mort, c'est quand même étrange de pouvoir penser et se souvenir qu'il est mort... Sauf que bon, plus étrange encore, ( si c'est possible ) il y a bien des squelettes qui le prennent en charge, qui lui parlent, qui lui expliquent sa situation... sans organe ni rien, des squelettes je te dis, Ô Hôte Fringuant, des tas d'os !

S'en suivent des tergiversations aussi riches qu'étonnantes sur la vie, non seulement la sienne passée, la nôtre, que celle en général. Il y a critique bien sûr, mais pas que. 

C'est décalé, c'est un peu fou, c'est souvent cynique et moi j'ai bien ri. De ces situations cocasses où des macchabées jouent au golf ou tentent de modifier l'espace-temps, de ces moments où le Glas déprime de ne plus pouvoir sonner comme il le souhaiterait.

Jamais macabre, souvent philosophique, et porté par des personnages connus en plus, ce qui ne gâche pas notre plaisir.
C'est une curiosité à goûter.