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Pièce Sombre :

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Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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21 août 2012

Ere Glacière

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L'Age de Glace, la Dérive des Continents, de Steve Martino & Mike Thurmeier
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avec les voix de Ray Romano, Denis Leary, John Leguizamo...
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27 juin 2012
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Hé oui, il était mon personnage préféré du tout premier, et apparemment, je ne suis pas la seule, du coup, il fallait bien qu'il refasse une connerie, ce bon vieux Scrat ! Après avoir provoqué sans le vouloir l'ère glacière, le réchauffement climatique et découvert les dinosaures, voilà qu'il nous amène une refonte des continents tels que nous les connaissons aujourd'hui. Fallait bien que ça arrive.
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Nous revoilà donc repartis dans une nouvelle aventure, bien moins attrayante à mon goût cette fois. Normal, au bout de 4 films, ils s'essoufflent un peu, les créateurs. Après avoir provoqué un cataclysme, les terres se séparent, et la petite famille du mammouth aussi. (Pour le côté dramatique de la chose.) Pendant que la mère et la fille tentent de diriger les autres bestioles sans défense vers le salut, Sid, Diego et Manny se retrouvent face à des vilains pirates qui pillent et terrorisent du haut de leur navire de glace et qui refusent de les ramener chez eux ! han ! Si le méchant capitaine est un babouin baveur, son second est une tigresse aux dents de sabre... Je te laisse deviner la fin, Ô Perspicace Hôte.
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La seule nouveauté digne de réussite est la grand-mère de Sid, complètement à côté de la plaque qui ne crains rien ni personne, en dépit de son arthrose et de ses fréquentes pertes de mémoire. Faut dire qu'elle a une arme secrète, mais là-dessus, je ne dirais mot. Elle seule a du m'étirer les zygomatiques. Parce que le reste de l'intrigue, elle m'a déçue : trop commune, elle me rappelait bien trop les films de pseudo-actions où le père de famille se dispute avec sa fifille adorée en pleine crise d'adolescence, là dessus il se passe une catastrophe (soit ladite fille se fait enlever et regrette amèrement ses paroles, soit le père risque de se faire tuer par des gangsters et la fille regrette amèrement ses paroles) (en l'occurrence, il se passe à peu de choses près les deux à la fois), le père va tout tenter pour retrouver sa famille et défaire les méchants et tout le monde va vivre heureux jusqu'à la fin des temps.
C'est moyen.
Et des fois, on devrait arrêter avec les suites.
Moi je m'arrêterais au troisième opus, il avait une toute autre saveur, la sienne propre.

Près des Shetlands

Il était une fois, dans les hautes terres d'Ecosse...
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Rebelle, de Mark Andrews & Brenda Chapman
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avec les voix de Kelly MacDonald, Billy Connolly, Emma Thompson...
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1er août 2012
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Non, il ne s'agit pas de la version Rock'n Roll de l'immortel coupeur de têtes, mais du conte d'une princesse ! Oh ouiiii une histoire de princesse ! Chouette chouette chouette !
Sauf que celle-là, elle a des bouclettes rousses indisciplinées, et ça, ça nous rapproche ; elle n'aime pô porter des robes et préfère largement monter à cheval et tirer à l'arc que de prendre le thé en charmante compagnie. Eh oui, les ados existaient aussi à l'époque médiévale. Dingue !
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Et le jour où son père, chef de clans, décide de la marier afin de resserrer les liens entre les peuples et de créer des alliances dans tous les sens du terme, elle se rebelle (elle était facile celle-ci), refuse de voir s’exhiber les godelureaux dans un tournoi [qui ne les mets pas en valeur, il faut bien le dire] afin de gagner son annulaire, en bref, décide de prendre sa vie en main, de choisir elle-même son destin !!! Oh que c'est beau ! En plus, ajoute à cela une belle musique dramatique et tu comprendras l'ampleur de la chose.
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Elle s'enfuit donc dans la forêt, et là, tout bascule. Non, la sorcière du conte n'a pas agit selon ses propres volontés afin d'ourdir un complot visant à tuer la jolie princesse, c'est bien la princesse qui est venue la chercher, c'est bien la princesse qui a créé tout ce bord... tintouin !
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Ce qui nous donne un petit film bien sympathique, en bon Disney qui se respecte, il n'y a pas de morts à la fin. Mais les personnages changent un peu de d'habitude : entre le père à la jambe de bois qui fait une fixette sur la chasse à l'ours, les triplés qui ne pensent qu'à manger et les prétendants qui ont autant de charisme que de poils aux pattes, il y a la forêt écossaise, avec ses feux follets et ses légendes féeriques, et ça, c'est un très bon point. Elbereth, elle a passé un bon moment.

19 juin 2012

Jeux de Pouvoir

Game of Thrones
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Créée par David Benioff, D.B. Weiss en 2011
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avec Michelle Fairley, Lena Headey, Peter Dinklage...
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Oui oui je sais, j'avais dit "plus jamais de séries", plus jamais je ne regarderais aussi goulument une série comme je l'ai fait dans ma jeunesse avec Lost, surtout quand on voit ce qu'ils en font ! Des traitres et des bacleurs de fin ! Enfin, tu connais ma pensée là-dessus...
Et puis il y a eu le Trône de Fer...
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Ou plutôt Game of Thrones, sur laquelle je reste partagée quant à mes sentiments...
Commençons donc par le début.
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Il y a eu la saison 1, qui fut une claque. Je n'aime généralement pas prendre des claques, mais ce genre de claques artistiques, c'est jouissif. Oui oui. Les décors, les costumes, Jon, Robb, tout fut magnifique ! Et fidèle au livre, tout comme j'aime ! Parait que c'est la série la plus chère chez HBO, et ça se voit ! Mais après tout, il fallait bien mettre le prix, pour mettre en images les Sept Royaumes. Tellement grandiose, tellement parfait.
A un petit bémol près : tout allait beaucoup trop vite. Dix épisodes pour un livre, c'est quand même peu. Et ça se sent, tous ces petits détails qui font la différence et qui ne sont pas présents à l'image, moa y avoir quelque peu râlé, comme par exemple l'ascension des Eyrié qui dure une bonne cinquantaine de pages et qui n'est pas montrée dans la série, mais ça se comprend, ça doit coûter cher de mettre en scène les Eyrié avec des gens dessus, mais je pense qu'ils ne sont plus à quelques millions près, parce qu'elle doit être rentabilisée, maintenant, la série, et qu'ils auraient pu nous mettre l'ascension des Eyrié, parce que ça aurait pu être beau, et que les regardeurs de la télé doivent se rendre compte que c'est une place forte, tout en haut de la montagne et que c'est pas une sinécure que d'y arriver vivant, en haut, et que ça on s'en rend pas compte, et c'est dommage, mais bref.
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Mis à part que tout allait beaucoup trop vite, le principal était présent, des répliques se retrouvaient même telles quelles et ça, j'aime. Ah, et je t'ai parlé de Jon ?! Taciturne et sombre Jon. Mieux que le Jon du livre, c'est dire !
Et ce final !... Bon, le final du livre était tellement grand et magnifique que ne pas faire la même chose aurait été sacrilège. Mais ce final à l'écran fut à ce point majestueux que j'en aurais eu la larme à l’œil. Non, j'en ai eu la larme à l’œil. C'est normal, nous avons eu droit à Daenerys dans toute sa splendeur, dans toute sa puissance, promesse fragile d'un avenir qui peut changer le monde, et des moments comme ça, on n'est pas près d'en revivre, alors je salue tant de beautés...
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Et puis il y eu la saison 2. Ya pas à dire, l'intrigue est placée et bien placée, chacun commence à avoir ses personnages préférés et ceux qu'il préférerait voir morts. La bataille commence. L'intrigue politique commence à donner ses fruits, bref, on ne rigole plus.
Tout passe toujours aussi vite, mais on y avait été habitué, alors j'aurais pardonné.
Non, ce que je ne pardonne pas, ce sont ces écarts par rapport au livre. Ceci, on n'y avait pas été habitué, bien au contraire. Les ellipses s'acceptaient parce que le reste était respecté à la lettre, mais quand on change tout juste pour faire de l'audience, là je dis non.
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Et je ne parle même pas de cette petite garce squatteuse moche et inutile d'infirmière qui ne sait que montrer ses fesses à un pauvre petit loup sans défense qui se fait facilement impressionner par autant d'audace, mais après tout, quand on a rien, on a rien à perdre à tenter des choses. En fait, si, j'en parle, parce que ça me dérange ! Et que c'est pas rien de nous soumettre cette histoire si elle n'est pas dans la suite des bouquins, parce que je signale au passage que Robb était promit à une autre, et que ce ne sont pas uniquement ses histoires de cul  de cœur qui sont relatées ici, mais quelques histoires politiques...
Mais s'il n'y avait que ça ! Mais non ; d'autres empruntent des chemins différents, et si les scénaristes ne sont pas capables de respecter une intrigue déjà bien fournie pour donner une série grandiose, non, s'ils préfèrent faire la série à leur sauce, moa je vais vite décrocher, je préviens !
Non mais alors...
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A suivre donc, en espérant que la saison 3 relève le niveau de la deuxième, parce que si elle perpétue ce chemin sinueux et inintéressant, ce serait dommage de ne garder que les images télévisuelles. Préférons les écrits. Même si je les aimais, moa, ces acteurs...

Wilt 1

Roman Humour
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Wilt 1, 
ou comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore
de Tom Sharpe
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10/18
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289 pages
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mars 1998
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Quel titre étonnant ! Et intriguant...
Et pourtant, ce n'est point le titre si friand qui m'a fait tendre la main vers cet ouvrage, mais bel et bien la Princesse en Rouge, qui même si elle n'apprécie guère mes lectures habituelles, ne se trompe pas totalement en matière livresque. ;)
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C'est l'histoire de Henry Wilt, prof de culture générale à des apprentis bouchers et électriciens qui n'en ont rien à caparaçonner de la littérature, qui est marié à Eva, une mégère bien pensante, un peu desperate housewife, qui se cherche et qui emmerde tout le monde (et encore, c'est joliment dit). Lui, il n'a aucune personnalité. Elle en a trop. Lui se fait rabaisser à longueur de temps. Elle rencontre des voisins riches et libérés. Très libérés. Et là, c'est le drame. Le coup de trop. Le pyjama jaune ne sera d'aucun secours, et Henry se décide à tuer sa femme. Mais pour être bien sûr de pas rater son coup le jour J, il décide de s'entrainer sur une poupée gonflable. 
Et c'est là que tout tourne au vinaigre ! Pas plus je raconterais, mais seulement que les personnages forts ne sont pas ceux qu'on croit !
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C'est en ça que Mr Sharpe est fort, en retournements de situations grotesques, en personnages loufoques, en scènes démentes et insensées !
Dans le même genre que les Mégères Inapprivoisées, humour british en avant, on rit bien devant cette farce moderne aux allures de vaudeville un brin vulgaire, mais tellement fou !
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En anglais, ce doit être encore mieux ! Dommage que je comprenne pas grand chose à la subtilité de l'anglais...

22 mai 2012

Ombre Ténébreuse

Dark Shadows, de Tim Burton
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avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter, Eva Green...
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9 mai 2012
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Johnny Depp. Vampire. Manchettes en dentelle. Le Grand Tim.
Ça, ce sont les mots qui me suffisent pour courir vers la grande Toile. Mais ça doit pas être le cas de tout le monde, malheureusement.
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C'est donc l'histoire de Barnabas Collins, fils d'une famille qui, au XVIIIe siècle, construit une nouvelle ville portuaire en Amérique. Nouveaux riches, les voilà qui édifient un magnifique manoir ! Très important, le manoir, avec gros lustre à l'entrée et passages secrets ! Oui oui. Seulement voilà, il a eu la mauvaise idée ( Barnabas, pas le manoir, suis un peu !) de batifoler avec une sorcière, qui, non contente de parcourir le corps de rêve de ce charmant Johnny, veut son amour. Seulement, le cœur de Barnabas appartient à une jeune vierge prometteuse. Angelique Bouchard, la sorcière, n'apprécie guère et le transforme en vampire, avant de l'enfermer dans une boite. Deux siècles plus tard, le voilà déterré, et Barnabas n'as que deux choses en tête : se venger, et récupérer sa gloire d'antan.
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Le truc, en 1972, c'est que les hippies gouvernent le monde. Et la confrontation entre le monde gothique et flamboyant de Mister Collins avec l'univers fleurit et rock & roll des années 70 est... intéressant ! Normalement, le premier est sacré, mais le Grand Tim sait ce qu'il fait, et ça rend pas trop mal au final.
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On se retrouve avec une galerie de personnages plus loufoques les uns que les autres : outre le vampire à la verve délicate et aux manchettes en dentelle, il y a Michelle Pfeiffer en mère sophistiquée, certes, mais complètement dépassée par les événements ; le fils qui parle avec des fantômes ; le jardinier alcoolique et mal rasé qui doit à lui seul entretenir le domaine ;  l'adolescente fan d'Alice Cooper qui "se tripote et miaule" le soir ; Helena Bonham Carter en psy alcoolique ; et Eva Green en sorcière maléfique comme on n'en fait plus. Dommage, je l'aimais bien, mais la voilà qui est subitement passée au statut de "vieille grosse salope" [citation, un mojito pour l'alcoolique qui trouve d'où ça vient]. Ma Framboise en est encore plus amoureux, je savais que j'aurais pas du y aller avec lui, il n'est pas objectif.
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Mis à part ceci, j'ai bien rit. Et même si l'univers baroque de Tim Burton n'est pas aussi fort que dans Sweeney Todd, il est là tout de même, et on est loin d'Alice, et ça, c'est une bonne chose.
Donc voilà, un film comme j'aime bien, alors c'est bien.
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Et puis je serais curieuse de voir ce que donne la série originale tiens, même s'il parait que c'est très nul...