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Pièce Sombre :

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Salle des Archives :

Les films...
Qu'ils nous permettent de nous évader, qu'ils nous fassent rêver, rire, pleurer ou qu'ils nous irritent au plus haut point, ils sont l'émotion à l'état pur...
Alors Moa, je veux en parler, partager et avoir ton avis, Ô Hôte Curieux !

Quant à la lecture, plaisir solitaire, je découvre peu à peu que chacun recherche quelque chose de différent en ouvrant un livre... Quoi ? Telle est la question...
Je ferai ici un compte-rendu absolument pas objectif des livres qui se sont soumis à ma pupille...

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11 juil. 2011

Brûler après Lecture

Burn After Reading, des frères Coen
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avec George Clooney, Brad Pitt, Frances McDormand, John Malkovitch...
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10 décembre 2008
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Parallèlement à cela, une bande-annonce avait été attirante. Moins de romance nian-nian, un casting tout aussi brillant ( à savoir Brad Pitt, George What Else, John Malkovich, l’actrice qui joue un rôle sympathique dans Benjamin Button ), des répliques du tac au tac qui avaient promis d’entrer au panthéon du Culte, et, pour le coup, une histoire à la limite de l’absurde, donc forcément, engageante.
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Oui, je te l’accordes, Ô Piquant Hôte, rien à voir avec Australia, et encore moins avec Le plus Grand Film de Tous les Temps, mais j’en ai parlé juste pour entrer en matière, voyons, pour rien d’autre !
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C’est l’histoire méli-méloesque, que je vais tenter de résumer sans trop en dire, car il est bien connu que les secrets du gouvernement sont des plus top secrets, d’un agent de la CIA, Cox Osborne, qui se retrouve renvoyé du jour au lendemain. Celui ne prend pas très bien la nouvelle, et, lorsqu’il rentre chez lui pour retrouver sa meilleure amie la bouteille de whisky, décide d’écrire ses mémoires. Jusque là, ça va. Parallèlement, il y a cette femme prof de fitness qui veut se faire refaire le corps en 4 opérations de chirurgie esthétique. Et son ami, lui aussi prof de fitness, qui… est un pestacle à lui tout seul. Les deux lascars vont tomber par hasard sur un disque qui semble des plus étranges, avec des codes secrets et tout… Un nom apparait : Osborne Cox… A partir de là, tout s’enchaine, les espionnages, les tromperies, les mystères gouvernementaux, les demandes de rançon et j’en passe et des meilleurs !
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Bien que je m’attendais à plus hilarant, plus fou, j’ai passé un meilleur moment que devant Australia. Pour être absurde, c’est absurde. C’est très étrange comme film. Une parodie qui surprend parfois, dont la philosophie n’est pas évidente, mais le principal, c‘est que les réalisateurs se sont fait plaisir... Pour quelque chose de relativement réussi. Quelques scènes sont au moins à sortir du lot, pas comme dans… héhé.
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D’ailleurs, là, je me dois de citer une des dernières phrases, en VF bien sûr :

« Mais quel est donc le sens de tout ce méli-mélo ?
- Je ne sais pas. »

Comme résumé absolu d’une curiosité…

Nouvelle Bible

Roman de SF 
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Rainbows End
de Vernor Vinge
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Robert Laffont
coll "Ailleurs et Demain"
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2007
452 pages
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L'avenir...
Cela fait un pitit moment que nous n'avons disserté là-dessus, Ô Fidèle. Tu vas devoir te remémorer un livre que je t'avais mentionné, parlant du Monde Parallèle, de numérisation, de manipulations, de lapins, etc.
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Un roman qui paraissait Ô combien Biblique, Prophétique, Apocalyptique, et plein de trucs en "-ique".
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C'est l'histoire d'un futur, de notre futur... Et je t'assure que ce n'est guère réjouissant. Nous en sommes les créateurs, même si je tente d'y échapper, je crois pouvoir dire sans trop me tromper que je participe à ce monde terrifiant qui nous pend au nez... Le blog, Ô Adoré, le blog... Un monde où la cybersphère a envahi la planète, où le "virtuel a subverti le réel", où à aucun moment nous ne sommes seuls, toujours connectés, sans cesse épiés, sans cesse épiant les autres... Ça me fait d'ailleurs penser à une pub qui passait et qui annonçait tout naturellement : "Restez connecté où que vous soyez." Alors certes, comme il est doux de se sentir entouré, de sentir également qu'il nous suffit de désirer une chose pour y avoir aussitôt accès ; mais on ne pense pas à quel point il est dangereux de laisser tomber sa vie privée au profit du réflexe : toute l'info, ici et maintenant...
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" C'est le bien le problème avec les gens d'aujourd'hui. Ils ont échangé leur liberté contre 
la sécurité."
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Mais je m'égare.
Je reviens au roman de Vernor... Lequel met en scène un vieux chnoque : Robert Gu, ancien professeur et poète, qui a sombré quelques années auparavant dans la "nuit de l'esprit", autrement dit, Alzheimer. Grace à la technologie moderne, on a pu le "sauver" si je puis dire, lui faire retrouver toutes ses facultés mentales. Mais il va falloir qu'il s'adapte à ce nouveau monde où Technologie et Informatique sont les Maîtres Dominants, les nouveaux dieux. Lui qui a toujours aimé les livres, et qui s'est toujours tenu à l'écart de l'avancé ordinateurielle, le voilà servi !
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" Robert Gu était le meilleur poète que Juan ait connu. Il était tellement fort qu'il pouvait vous
démolir rien qu'avec des mots. "
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Parallèlement à cela, il va se retrouver mélé à un complot contre-complot visant à sauver une bibliothèque : la numérisation menaçant l'imprimé. Je ne vais point me lancer dans un plaidoyer incertain contre la numérisation, puisque, comme me l'a dit très sagement une Princesse en Rouge un jour : "la numérisation est là, on ne peut pas être pour ou contre, juste faire avec." Soit. Mais ici, dans l'histoire que je décris, la numérisation se fait en détruisant purement et simplement l'objet livre... La question serait de savoir pourquoi les gens veulent à tout prix faire de ces pages un feu de joie... Mais ceci est une autre question...
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Robert devient l'homme un peu perdu comme nous le serions tous si nous étions projetés quelques... allez, je suis optimiste... 20 ans (?) en avant. L'avancée technologique est telle qu'ils ont réussi à rendre le futile indispensable. Et quoi de plus facile de manipuler un esprit qui entre sur ton terrain, dans ton monde, où tu fixes les règles ? Le libre-arbitre ne veut plus dire grand chose, et la liberté encore moins !!!
Mais je ne vais pas tout te raconter. 
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Même si Rainbows End n'est pas un livre où l'on entre rapidement, à cause d'un vocabulaire... qui nous, (à moins que ce ne soit que "me") dépasse, et de loin, on y parle de manipulation, de conspiration, et même que c'est Lapin qui tire les ficelles ! On se demande bien pourquoi ce titre biblique alors... héhé ( Le mien, de titre, pas de Vernor ! )
Et donc, même si parfois, c'est ardu, on y trouve des passages, non pas marquants au sens où le mot ou la scène te choque, mais... si fort dans le message délivré l'air de rien... que je trouve ça bô moa !
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Je te montre, et tu jugeras...
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Là, c'est un passage où on parle de la diffusion de l'information. Dans un monde où Google est notre meilleur ami, normal qu'on en oublie les méthodes plus "traditionnelles".
" Ecoutez, j'adore les vieux poètes, mais la littérature du passé est si difficile d'accès. Si vous vous intéressez à des sujets postérieurs à 2000, il y a des sources critiques partout et les recherches donnent des résultats. Mais pour le reste, vous êtes forcé de chercher là-dedans. (Sharif fit un grand geste pour montrer les livres bien alignés, et les rangées de bibliothèques qui remplissaient l'étage.) Ca peut prendre des journées entières pour récupérer ne serait-ce que des idées banales.
[...]
- Monsieur Sharif, vous ne comprenez pas la finalité des bibliothèques. On ne les explore pas en s'attendant à obtenir une réponse précise à sa question-brûlante-du-moment. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Les milliers de fois où je suis parti en chasse parmi elles, j'ai rarement trouvé exactement ce que je cherchais. Vous savez ce que j'ai trouvé ? J'ai trouvé de réponses à des questions que je ne m'étais jamais posées. Ces réponses m'ont toujours lancé dans de nouvelles directions, et se sont presque toujours révélées plus fructueuses que ce que j'avais en tête au départ."
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Mais le must, qui a retenu mon attention dans un pessimisme néanmoins on ne peut plus réel, c'est quand Tommie offre une petite "carte en plastique", qui correspond grosso modo à une clef USB, et annonce :
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"Ceci est le British Museum et la British Library, numérisés et organisés en base de données [...]. Si on ne tient pas compte de ce qui n'est jamais entré dans une bibliothèque, tu as là un enregistrement complet de l'humanité jusqu'en l'an 2000. L'intégralité du monde prémoderne."
Robert soupesa la carte en plastique.
- Ca ne représente pas grand chose.
Tommie éclata de rire.
- Ma foi, non !"
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26 juin 2011

Saga Potfleur

Saga Fantastique
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Harry Potter
de J.K. Rowling
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Gallimard Jeunesse
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1997
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Après des années de lutte acharnée non pas comme censure obtue d'une saga littéraire et cinématographique bien connue, mais de lutte un peu bête parce que j'avais po envie de le lire parce que le coeur a ses raisons que la raison... Oh et puis, cela ne regarde que moa, la raison pour laquelle je fais quelque chose que toa tu n'as pas fait ou en l'occurence l'inverse ! Cesse de m'importuner, Ô Hôte Journaliste !
Donc, comme je disais, ou j'écrivais, plutôt, poussée par un quelconque désir étrange, je décidai d'aller à l'encontre total de tout ce qui modelait ma personne jusqu'alors... 
Un événement mondial te disais-je.
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La saga Potfleur n'a plus de secret pour moa.
Y a-t-il quelqu'un dans cette assemblée qui n'aurait pas connaissance de ceci qui puisse m'empêcher de me perdre dans les détails ? Parce qu'après tant d'heures consacrées à ce petit con de sorcier, je dois dire que je me délecterais bien d'un peu de sueur organique... Euh, non, d'éléments particuliers qui ont frappé mon esprit divin.
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Parce que tout de même, il faut avouer que Potter est un petit con digne de l'agacement provoqué par Frodon dans ce troisième et merveilleusement fabuleux, ultime épisode cinématographique de la plus grande Œuvre du Septième Art jamais portée à vos yeux d'être humains, mais je m'égare.
Il est jeune, pas plus doué qu'un autre, mais surtout d'une vantardise épouvantable et pourvu d'un sens des réalités relativement médiocre, ce qui le place dans la catégorie des personnes qui normalement ne survivent pas longtemps dans un monde en perpétuel changement, surtout quand c'est le plus Grand Mage Noir, le plus puissant que seul son nom fait frémir jusqu'à la dernière parcelle de poil hérissé sur ton corps flasque d'apprenti sorcier, qui menace d'asservir le monde.
Mais non.
Non, lui, il survit. Et ça, ce n'est pas grace à ses qualités exceptionnelles de grand Combattant du Surnaturel, mais parce qu'il y a toujours un mec plus puissant que lui a lui surveiller son derrière d'inconscient pitoyable. Là dessus, Rogue a toujours eu raison.
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Et, parti de là, même si je n'ai rien d'autre à lui reprocher, je dois avouer que la fin, ce final que tant de jeunes gens et d'autres moins jeunes, ont attendu avec tant d'impatience qu'ils en frémissaient de plaisir à chaque ligne au connoté orgasmique, je le comprends,, j'ai presque vécu la même chose, en moins éprouvant, parce que tous les tomes étaient à ma portée, ce final m'a horriblement, terriblement, fatalement déçue !!!
Boyo Hund comme dirait l'autre tapette d'elfe !
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Les six premiers livres gardant jalousement leurs secrets sur les tenants et les aboutissants les plus complexes qui ont poussés Dumbledore et Voldemore à agir de leur sorte, il ne restait plus que 500 pages pour tout nous révéler, pour nous amener délicatement vers une apothéose halleluyesque saluée par les chapeaux hauts de forme. Mais non. Au lieu de chercher ce nirvana, JK Rowling a préféré nous pondre une explication tirée par les cheveux, a préféré nous faire un spectacle final si tragiquement commun où le plus grand méchant de tous les temps quand même, c'est pas Joe le Clodo, n'a pas été capable de mesurer les conséquences de ses actes. Un brin décevant.
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Mais ce qui m'a achevé, c'est que Harry soit toujours en vie ! J'avoue tout. Il aurait semblé si Beau, au sens premier du terme, qu'elle aille jusqu'au bout de sa trame (je trouve pas mon mot pour exprimer mon idée, ça arrive parfois, alors tu vas faire avec, Ô Fidèle), et illustre ce qui semblait si évident et réaliste jusqu'alors, à savoir que Voldemort en tuant Harry se tuait lui-même. Tout se tenait ! Ça aurait triste, ça oui, mais logique.  L'apothéose. Parce que, arrête moa si j'ai compris de travers, mais il semble que Voldemort ait réussi à ne toucher que son âme en Avadant Kadavrant ce jeune sot qui nous sert de héros, et pardonne moa, mais ceci est idiot.
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Par conséquent, si j'avais quelque peu bien accroché à tous ces mystères qui semblaient s'épaissir au fur et à mesure qu'on vieillissait, ce final a heurté ma bienveillance. C'est dommage, parce que les premiers épisodes étaient pleins de promesses ! Un univers où le monde magique est mis à rude épreuve, où les forces du Bien s'opposent à celles du Mal, où tout n'est pas blanc ou noir, où le Héros n'est pas le plus héroïque, tu vas m'objecter, et ça, c'est un bon point.
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Mais spo ma faute si je n'ai en tête que cette bataille finale si faible.
Et afin ne pas paraître si mesquinement méchante comme je pourrais le faire croire quand on lit ce qui précède, je ne parlerais pas de cet épilogue qui n'a pas arrangé les choses...
Beh voui parce que faut pas croire, jusqu'aux Reliques de la Mort (qui au passage, ne servent pas à grand chose, dans la présente histoire, si ?), l'univers me plaisait. C'est fou comme une petite chose peut tout faire basculer...

24 mai 2011

Surréaliste Métrage

En hommage au dernier Disney que je n'ai absolument pas intention d'aller voir, et ce, malgré mon AmuUurrr inconditionnel d'un certain moustachu, voilà :
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Destino, 
de Salvador Dali & Walt Disney

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Il s'agit d'un travail passionné issu d'une collaboration entre les deux hommes en 1946. Les quelques scènes cependant abandonnées, c'est le neveu de ce cher Walt, actuellement dirigeant de la firme Disney, qui dépoussière la chose et la présente pour la première fois au public au Festival international du film d'animation d'Annecy en 2003.
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Poétique, mais surtout surréaliste, à ce point éloigné de Mickey, attends que je te laisse découvrir, Ô Adoré...
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4 mai 2011

Première Apocalypse

Roman de SF
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Le Monde Englouti
de James Graham Ballard
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J'ai lu
250 pages
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1989
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Même si mon édition est toute pourrie, datant de 20 ans quand même, ça nous rajeunit pas tout ça, il y a des choses dans ce roman que je ne pourrais - et surtout ne voudrais - jamais oublier.
Aaaah douce apocalypse décrite ici ! Comme tu es terriblement effrayante et si magistralement envoutante...
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Entrant dans une série de quatre romans mettant en scène différentes anticipations, le Monde Englouti, comme son nom l'indique, Ô Perspicace Hôte, nous plonge littéralement dans l'ondée sombre et infecte qui recouvre désormais la Terre. Suite à quelques déboires qui ne sont guère essentiels, notre chère planète bleue se retrouve ensevelie sous l'océan. Seuls les plus hauts buildings dépassent encore à la surface, offrant quelques endroits secs aux survivants qui ont désormais prit l'habitude d'un tel mode de vie. Le climat tropical règne désormais en maitre, apportant son lot de chaleur étouffante et de pluies diluviennes. La régression est à l'oeuvre, dans ce monde dévasté et préhistorique, en proie aux reptiles géants qui reprennent leur droit sur une nature hostile, beaucoup plus adaptés à ce monde que les pauvres humains devant à présent payer les erreurs de leurs aïeux.
Le climatologue Kerans fait partie d'une expédition scientifique sur le site englouti d'une ancienne capitale. Mais alors que celle-ci touche à sa fin et que chacun s'apprète a faire ses valises, l'homme se retrouve en proie à d'étranges rêves mettant en scène l'objet-même de leur malheur : le soleil, astre si solidement  implacable et pourtant à ce point porteur de vie et d'un passé qui semble vouloir revenir toquer à leur porte...
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S'en suit une longue aventure, qui ressemble, à mon sens, à une quête initiatique, une volonté désespérée de l'Homme voulant se faire une place dans un monde fantasmatique et voluptueux qui vivrait très bien sans lui.
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Sur un final parfaitement grandiose, Ballard nous laisse une image absolument magnifique qui a du faire rêver plus d'un dessinateur. Je te dis ça parce que plusieurs fois dans cette lecture, j'ai profondément regretté de n'avoir aucun talent du coup de crayon ! Il est des images mentales, de ce pouvoir des mots qui nous transporte vers un ailleurs incertain et pourtant familier ; et c'est ceci, ce palace Naturel et sauvage, cette jungle luxuriante entrecoupée par-ci par-là d'un océan noir et vaseux, entourant lentement mais sûrement de ses griffes d'acier l'Homme, petit, impuissant, mais pourtant audacieux dans sa quête mentale d'un ailleurs indescriptible, que je voudrais garder gravé dans ma mémoire.
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Quand je te dis que l'apocalypse a quelque chose de grand... Ce roman en est une des plus belles descriptions.